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Coronavirus et chômage partiel : que changent les annonces du gouvernement ?

ÉCLAIRAGE - Le ministère du Travail a annoncé ce lundi que les entreprises paieront 15% du chômage partiel à partir du 1er juin "afin d'accompagner la reprise de l'activité économique".

Muriel Pénicaud, ancienne ministre du Travail, remplacée par Élisabeth Borne
Muriel Pénicaud, ancienne ministre du Travail, remplacée par Élisabeth Borne
Crédit : LUDOVIC MARIN / AFP
Eléanor Douet & AFP

Que va changer l'annonce du gouvernement concernant le chômage partiel ? Le ministère du Travail a expliqué ce lundi 25 mai que les entreprises paieront 15% du chômage partiel à partir du 1er juin "afin d'accompagner la reprise de l'activité économique". La prise en charge du chômage partiel par l'État et l'Unédic passera de 100 à 85% de l'indemnité versée au salarié, dans la limite inchangée de 4,5 Smic, indique le ministère dans son communiqué.

Toutefois, cela ne changera rien pour le salarié puisque l'indemnité versée reste la même : pendant l'activité partielle, il perçoit au minimum 70% de sa rémunération brute (environ 84% du salaire net) et au minimum le SMIC net.

Cette mesure sera mise en œuvre par décret, après l'adoption d'un projet de loi en cours d'examen au Parlement qui permettra notamment une modulation du dispositif selon les secteurs d'activité.

Les secteurs "faisant l'objet de restrictions législatives ou réglementaires particulières en raison de la crise sanitaire", comme le tourisme, la culture ou la restauration, "continueront à bénéficier d'une prise en charge à 100%", souligne le ministère.

Plus de 8 millions de salariés au chômage partiel en avril

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Cela permet "d'encourager la reprise d'activité dans les secteurs qui ne subissent plus de contraintes à la reprise, tout en préservant les secteurs qui demeurent fermés ou très impactés", ajoute-t-il.

Selon une estimation du ministère, environ 8,6 millions de salariés auraient été effectivement placés en avril en activité partielle - le nom officiel du chômage partiel -, autorisée de manière massive pour éviter une explosion du chômage en France, dont l'économie a été frappée de plein fouet par le coronavirus. Le coût de ce dispositif avait été évalué à environ 24 milliards d'euros sur trois mois, de mars à mai.

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