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Compiègne : Philippe Marini préférerait que les gens du voyage "n'existent pas"

Le maire Les Républicains de Compiègne a dérapé mardi 30 juin lors d'un vote sur le règlement de l'aire d'accueil des gens du voyage.

Philippe Marini a déclaré sur Twitter qu'il regrettait le régime de Mouammar Kadhafi en Lybie à cause de l'afflux de migrants en provenance d'Afrique du Nord
Philippe Marini a déclaré sur Twitter qu'il regrettait le régime de Mouammar Kadhafi en Lybie à cause de l'afflux de migrants en provenance d'Afrique du Nord
Crédit : AFP
micros
La rédaction numérique de RTL

Un nouveau dérapage pour un maire Les Républicains sur la question de l'accueil des gens du voyage. Mardi soir, au détour d'une discussion avant le vote du nouveau règlement de l'air d'accueil de la communauté rom à Jaux dans l'Oise, le maire de Compiègne s'est laissé aller à une réflexion très personnelle, comme le rapporte Le Parisien.

"Cette population, on préférerait tous qu'elle n'existe pas. Mais elle existe, il faut respecter la loi", s'est ému Philippe Marini lors d'une assemblée de l'agglomération de la région de Compiègne. Une petite phrase qui aurait pu passer inaperçue. 

Cette population, on préférerait tous qu'elle n'existe pas. Mais elle existe, il faut respecter la loi

Philippe Marini

Solange Dumay, conseillère municipale PS de la ville, s'est dite "estomaquée" après avoir entendu ces mots. "Je me suis dit qu'il ne servait à rien de prendre la parole. Ma seule réaction fut ce silence qui hurle", se justifie-t-elle auprès du quotidien.  

Deux autres maires condamnés

Je dis tout haut ce que tout le monde pense tout bas

Philippe Marini

Si pour certains cette sortie est un véritable dérapage, ce qui est sûr c'est que Philippe Marini assume ses propos. "Je dis tout haut ce que tout le monde pense tout bas", estime le maire de Compiègne, invitant à intégrer cette phrase dans son contexte général où il regrettait les dépenses engendrées par l'accueil de la communauté des gens du voyage.

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En 2006, le maire d'Ensisheim dans le Haut-Rhin avait été condamné à 5.000 euros d'amende et six mois de prison avec sursis pour l'incendie de 14 caravanes de gens du voyage. Plus récemment, en décembre 2013, le maire UMP de Roquebrune-sur-Argens dans le Var avait assuré que "les Roms, c'est un cauchemar", regrettant que les services de secours soient arrivés trop "tôt" après l'incendie dans un campement.

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