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Un incendie s'est déclaré dans la mairie de Limoges samedi 17 octobre.
Crédit : Pascal LACHENAUD / AFP
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Cela restera certainement l'image la plus marquante des violences en marge de la mobilisation de ce 17 octobre : le toit de l'hôtel de ville de Limoges, englouti par les flammes.
Et, un peu plus tard, le clocher qui s'effondre sous la force des flammes. La mairie a été incendiée par plusieurs personnes samedi en fin de manifestation, et le bâtiment, qui date du 19ᵉ siècle, est "en grande partie perdu", déclarait alors le maire.
Ce dimanche matin, 18 octobre, l'élu déplore sur RTL des "dégâts considérables" causés à ce bâtiment "qui a plusieurs siècles d'existence". Le coût de reconstruction devrait atteindre des sommes "pharaoniques", s'inquiète le maire. Mais au-delà des dégâts matériels et financiers, il dénonce la violence qui a mené à la perte de ce monument emblématique de la ville.
"On est dans l'aberration la plus totale, dans l'abomination la plus totale", déclare Guillaume Guérin sur RTL. "S'attaquer à une mairie n'a absolument aucun sens à mes yeux, si ce n'est vouloir défier la République, détruire tout symbole d'autorité et assumer clairement une volonté de chaos dans ce pays."
Les policiers nationaux de ce pays ont été obligés de reculer faute de munitions. Hier, la France a vécu les conditions d'un pays du tiers-monde.
Guillaume Guérin, maire de Limoges, sur RTL
L'élu dénonce "une volonté de détruire, mais aussi une volonté de tuer", rappelant que les auteurs des faits "ont mis le feu à un bâtiment dans lequel il y avait des gens". Il pointe du doigt des menaces à l'encontre du gardien de l'hôtel de ville : "Ils se sont adressés au gardien de la loge, qui gagne 1.500 euros par mois, et lui ont dit 'On va te crever'."
Au lendemain de l'incendie, le maire dit en vouloir "aux criminels qui sont à l'origine de tout cela", mais aussi à "l'État, de laisser prospérer cette ultra-gauche un peu partout en France depuis maintenant plusieurs années" et au ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, qui avait lui-même assuré que le dispositif policier n'avait pas été sous-estimé pour cette journée de mobilisation. "C'est faux", affirme le maire de Limoges. "Les policiers nationaux de ce pays ont été obligés de reculer faute de munitions. Hier, la France a vécu les conditions d'un pays du tiers-monde."
L'élu s'inquiète désormais de la continuité des services de mairie. "Demain, j'ai plusieurs centaines d'agents qui ne pourront pas embaucher, qui sont des agents qui rendent service à la population", déclare-t-il, disant s'inquiéter des conséquences pour "la population la plus précaire de Limoges".
Dimanche matin, le préfet de la Haute-Vienne a indiqué que l'incendie de la mairie avait été circonscrit. Des pompiers restent mobilisés pour éteindre les dernières braises. À Limoges, 17 personnes ont été interpellées en marge des manifestations.
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