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Cette "piste" pourrait rapporter 1 milliard d'euros : pourquoi l'idée de taxer l'épargne salariale fait-elle tant réagir ?

Une partie des primes d'intéressement, de participation ou d'abondements versées par les employeurs pourraient être assujetties à des cotisations dans le cadre du budget 2027.

Le ministère de l'Économie et des Finances dans le quartier de Bercy à Paris. (Illustration)

Crédit : Ludovic Marin / AFP

Alexis Lalemant

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Taxer l'épargne salariale pour réduire le déficit de la Sécurité sociale. Comme révélé par Les Échos, et confirmé sur RTL par Roland Lescure, cette mesure figure parmi les options étudiées en vue du projet de loi de finances 2027.

Selon le journal économique, le gouvernement envisage de prélever des cotisations sociales sur les primes d'intéressement, les primes de participation ou les abondements aux plans d'épargne collectifs (PPE, PEI, PERECO) au-delà de 3.000 euros par an. Ainsi cette cotisation, si elle est instaurée, pourrait permettre de rapporter près d'un milliard d'euros à l'État.

"Ça fait partie des pistes qu’on regarde comme d’autres, a déclaré le ministre de l'Économie sur notre antenne. À peine évoquée, l'option de la taxation de l'épargne salariale n'a pas manqué de faire réagir la classe politique. Si Roland Lescure n'a pas confirmé que l'idée était définitivement actée, son prédécesseur à Bercy Bruno Le Maire a commenté sur X, dimanche, une piste "funeste" qui est "la pire". 

"De toutes les idées funestes qui circulent pour le budget 2027, la taxation de l’épargne salariale est la pire : elle est à la fois injuste et lâche. Elle découragera tous ceux qui travaillent. Il serait bon de ranger vite au vestiaire ce mauvais ballon d’essai", a ainsi estimé l'ancienne figure du gouvernement Philippe.

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Aux yeux d'Olivia Grégoire, ex-ministre déléguée chargée des Entreprises, du Tourisme et de la Consommation, y est aussi allée de son commentaire pour s'opposer fermement à l'éventualité d'une cotisation ponctionnée sur l'épargne salariale. 

En 2024, la participation représentait 11,4 milliards d'euros

"Il ne s’agit pas de rien faire , c'est certain. Mais toucher à l’épargne salariale, qu’on a mis des années à renforcer, et qui est essentielle pour le patrimoine des salariés : c’est non! Vouloir renforcer le travail et faire cela serait une hérésie", s'est exclamée la députée parisienne sur X. 

Du centre à l'extrême droite, l'avis négatif fait, semble-t-il, consensus. Aux yeux de Sarah Knafo, qui était l'invitée de la matinale de TF1 ce lundi 7 septembre, les initiateurs de la piste de taxer davantage l'épargne salariale sont "des rapaces". 

"On continue. Manifestement, ce gouvernement décide que l'État ne doit faire aucun effort, qu'il ne doit pas baisser dans la dépense. Et par conséquent, il y a les éternelles vaches à lait, nous tous, vous, vous allez tous payer. Nous devons payer pour les erreurs commises par les politiciens", a fustigé la députée européenne du mouvement Reconquête. 

D'après la Direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares), dans un rapport sur l'épargne salariale en 2024, la participation représentait 11,4 milliards d'euros avec 5,84 millions de bénéficiaires, soit une moyenne de 1.959 euros par salarié. L'intéressement était lui de 11,9 milliards d'euros pour 5,58 millions de bénéficiaires, soit 2.130 euros par salarié chaque année.

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