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"Ça ne sert à rien de mettre le feu" : Jean-Luc Mélenchon appelle les lycéens à avoir recours "à des méthodes de lutte non violentes"

Jean-Luc Mélenchon appelle les lycéens au calme et à la "discipline du combat", alors que le gouvernement accuse La France insoumise d'être à l'origine des violences liées au mouvement contre le manque de moyens dans les établissements.

Jean-Luc Mélenchon à Paris lors de la manifestation du 29 septembre 2026.

Crédit : Anne-Christine POUJOULAT / AFP

Jean-Luc Mélenchon appelle au calme face aux mobilisations lycéennes

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Alexian Giron & AFP

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Tandis que le mouvement lycéen dure depuis plus d'une semaine, Jean-Luc Mélenchon appelle au calme. Son parti, La France insoumise, est accusé par le gouvernement d'être derrière les violences urbaines, d'être à la manœuvre dans la contestation des lycées. Le leader et candidat à la présidentielle a répondu le jeudi 1er octobre 2026 lors d'une conférence de presse devant des militants.

L'Insoumis de 75 ans réfute tout lien avec la contestation et appelle les lycéens à renoncer à la violence. "Ça ne sert à rien de mettre le feu, a martelé Jean-Luc Mélenchon. Nous, nous sommes des combattants. Nous sommes disciplinés. Nous ne posons pas un seul acte qui aille contre l'objectif qu'on s'est donné. Nous appelons à des méthodes de lutte non violente."

Et d'ajouter : "Parce que sinon, on joue contre soi-même. Là où il y a le feu, n'importe quel imbécile est capable de tirer dans la figure de quelqu'un d'autre en disant 'j'étais menacé'. Je vous appelle, jeunes gens, où que vous soyez, à la discipline du combat. Vous ne devez pas faire autre chose que des méthodes de lutte non violentes."

Le gouvernement Lecornu accuse LFI d'être à "l'origine" du mouvement

Face à la multiplication des incidents violents durant le mouvement lycéen, le gouvernement, la droite et l'extrême droite pensent avoir trouvé un coupable : La France insoumise, qui renvoie la responsabilité à Matignon en l'accusant de verser dans "le complotisme". Le mouvement de gauche radicale a apporté très tôt son soutien à cette mobilisation contre le manque de moyens, plusieurs de ses figures comme Louis Boyard ou le maire de Saint-Denis Bally Bagayoko allant même à la rencontre des lycéens sur le terrain dès la semaine dernière. 

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LFI répète qu'elle soutient une action non-violente, même si Bally Bagayoko a créé une polémique en jugeant cette semaine que la violence "peut être légitime" même si elle devrait être évitée. Des sorties qui valent à LFI d'être accusée de jeter de l'huile sur le feu par une partie de la classe politique. Matignon est allé plus loin jeudi en l'accusant d'être à "l'origine" du mouvement lycéen qui a basculé, aux yeux de l'exécutif, vers des "violences urbaines". Il s'agit "d'une manœuvre organisée par LFI et ses proxys de l'ultra gauche", ont dénoncé les services du Premier ministre Sébastien Lecornu après une cellule de crise, en assurant, sans plus de précision, que cette analyse est "partagée par les services de renseignement". 

Gabriel Attal, Marine Le Pen, et Bruno Retailleau s'en prennent également aux Insoumis

Le gouvernement n'est pas le seul à accuser LFI. À sept mois de la présidentielle, d'autres de ses adversaires politiques se sont engouffrés dans la brèche. Le candidat Renaissance Gabriel Attal a ainsi accusé le mouvement "d'utiliser les jeunes comme de la chair à canon". "L'exploitation cynique des lycéens par LFI et les forces politiques qui veulent tout conflictualiser est scandaleuse. Tout peut déraper très vite", a renchéri son concurrent à la présidentielle Horizons, Édouard Philippe. 

Plus à droite, l'angle d'attaque est le même. "En envoyant ses députés devant les établissements, Jean-Luc Mélenchon porte une lourde responsabilité dans la situation que connaît aujourd'hui notre pays", a tonné Marine Le Pen sur X. Le candidat LR Bruno Retailleau voudrait même faire étudier "l'interdiction de LFI, un parti qui est fasciné par la violence, qui appelle à la sédition et même qui essaie d'organiser l'insurrection". Pas plus que Marine Le Pen, Bruno Retailleau ne s'est en revanche exprimé sur les revendications des lycéens concernant le remplacement des professeurs absents ou la rénovation des établissements délabrés.

Ce vendredi 2 octobre 2026, 400 établissements resteront fermés. Le ministre de l'Éducation nationale va recevoir les différentes organisations dans la journée : les syndicats de professeurs, les associations de parents d'élèves, puis les organisations lycéennes. 

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