1 min de lecture Affaire Bygmalion

Bygmalion : Jérôme Lavrilleux perd son immunité parlementaire

À la demande des juges instruisant le dossier Bygmalion, le Parlement européen a levé ce mardi l'immunité de Jérôme Lavrilleux afin qu'il puisse être entendu en garde à vue ou soumis à des mesures coercitives.

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Jérôme Lavrilleux, ancien directeur adjoint de la campagne 2012 de Nicolas Sarkozy, se dit prêt à collaborer avec la justice Crédit Image : PATRICK HERTZOG / AFP | Crédit Média : Yannick Olland | Durée : | Date :
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La rédaction numérique de RTL
et AFP

Le Parlement européen a levé ce mardi 19 mai l'immunité de l'ex-UMP Jérôme Lavrilleux, ancien directeur adjoint de la campagne 2012 de Nicolas Sarkozy, à la demande des juges parisiens instruisant le dossier Bygmalion. Les eurodéputés, réunis en session plénière à Strasbourg, ont approuvé cette procédure à une large majorité, lors d'un vote à main levée.

Cette étape devrait permettre aux juges d'entendre en garde à vue Jérôme Lavrilleux, un des personnages au cœur de l'affaire Bygmalion, ou bien de le soumettre à des mesures coercitives dans le cadre d'un éventuel contrôle judiciaire. Ancien bras droit de Jean-François Copé à l'UMP, Jérôme Lavrilleux avait déjà été entendu en garde à vue pendant douze heures en juin 2014, alors qu'il n'avait pas entamé l'exercice de son mandat de député européen.

Lavrilleux, coupable d'avoir parlé

Les juges français enquêtent sur un système de fausses factures, à hauteur de 18,5 millions d'euros, pour imputer frauduleusement à l'UMP des dépenses de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy et permettre que son budget n'explose pas le plafond autorisé de 22,5 millions d'euros.

Jérôme Lavrilleux est le seul ancien responsable de l'UMP qui ait reconnu la fraude. Au lendemain des élections européennes, ce fidèle de l'ex-patron de l'UMP Jean-François Copé avait fait une confession télévisée explosive en révélant qu'il y avait eu "dérapage" dans la campagne de Nicolas Sarkozy.

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Mais il dément en être le donneur d'ordre et situe la prise de décision après la présidentielle perdue par Nicolas Sarkozy. En octobre dernier, M. Lavrilleux a quitté l'UMP qui menaçait de l'exclure. Mais il continue à siéger à Strasbourg au sein du groupe PPE, comme les autres élus français de l'UMP.

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