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Budget 2026 : le "sabotage continu" du RN et LFI rend "impossible l’adoption d’un texte par un vote", estime le gouvernement

Le gouvernement a annoncé qu'il fera des propositions, ce vendredi, en vue d'un compromis qu'il juge "possible". Le but est d'éviter une censure après l'adoption d'un budget par 49.3 ou par ordonnance.

L'Assemblée nationale lors du vote du budget de la Sécu le 9 décembre 2025

Crédit : AFP

AFP - édité par La rédaction numérique de RTL

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Le gouvernement a reconnu, ce jeudi 15 janvier, que le projet de budget ne pourrait pas être adopté par un vote à l'Assemblée nationale mais fera des propositions ce vendredi en vue d'un compromis qu'il juge "possible" pour éviter une censure après son adoption par 49.3 ou ordonnance.

Matignon accuse le RN et LFI d'un "sabotage continu (qui) rend désormais impossible l'adoption d'un budget par un vote" de l'Assemblée nationale et "inéluctable l'utilisation d'un outil du parlementarisme rationalisé", soit le 49.3 soit une ordonnance, "pour que la France ait un budget".

Le gouvernement fera donc "des propositions demain d'évolution de la copie initiale du projet de loi de finances pour l'État, qui témoigneront qu'un compromis est possible", ont écrit à la presse les services du Premier ministre Sébastien Lecornu.

Ils rappellent que le déficit "à ce stade" des discussions atteint 5,3% du PIB, dépassant l'objectif du gouvernement de 5%.

Lecornu pourrait trancher "d'ici mardi"

Plus tôt jeudi, l'entourage de Sébastien Lecornu avait annoncé que le Premier ministre pourrait trancher ""d'ici mardi" sur la manière de faire adopter le budget de l'État pour 2026, tout en assurant que le texte ne serait pas définitivement adopté "avant la mi-février" .

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Le Premier ministre dispose de deux outils constitutionnels pour faire adopter le texte sans vote et contourner le rejet attendu à l'Assemblée : l'article 49.3 ou l'article 47 prévoyant le recours à une ordonnance, qui l'exposent tous deux ensuite à un risque de censure.

À ce stade "rien n'est exclu" entre les articles 49.3 et 47 de la Constitution, selon la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon. 

L'ordonnance, qui autorise l'exécutif à faire passer une disposition sans l'aval du Parlement, permet d'inscrire le texte définitivement dans la loi, d'où sa brutalité. C'est-à-dire que si le Premier ministre est renversé, la loi de finances est elle adoptée. Alors qu'en cas de 49.3, une censure du gouvernement fait tomber en même temps le gouvernement et le projet de loi de finances.

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