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Bruno Le Maire sur RTL : "On ne réactive pas le quoi qu'il en coûte"

INVITE RTL - Le ministre de l'Économie promet des aides ciblées et des solutions pour les petites entreprises en difficulté face à la 5e vague de Covid-19.

Bruno Le Maire
Bruno Le Maire
Crédit : RTL
Bruno Le Maire sur RTL : "On ne réactive pas le quoi qu'il en coûte"
12:30
Bruno Le Maire sur RTL : "On ne réactive pas le quoi qu'il en coûte"
12:30
Aymeric Parthonnaud
Aymeric Parthonnaud

La vague Omicron déferle et entraîne des restrictions dans certaines entreprises, ce qui veut dire moins d'activité. Elle entraîne des arrêts maladie. À quel point la vie des entreprises est désorganisée ? Y a-t-il un risque de paralysie ? "Non. Je crois qu'il n'y a pas du tout de risques de paralysie, répond directement le ministre de l'Économie Bruno Le Maire sur RTL ce 4 janvier. Il pourra y avoir des difficultés ici ou là, bien entendu. Peut-être que dans un restaurant, on aura du mal à avoir le service nécessaire ou le cuisinier qui peut tomber malade. Ça peut créer des désorganisations. Mais nous avons pris toutes les mesures pour que cette désorganisation soit la plus limitée possible. Et je pense surtout que les nouvelles règles d'isolement ont été définies par Olivier Véran vont largement simplifier la vie des entreprises".

"Des secteurs sont impactés par les mesures de restriction sanitaires et par des annulations. On annule des fêtes, les pots de début d'année, les galettes des rois... Donc tout ça a un impact sur les traiteurs, sur l'événementiel, sur les restaurateurs, sur les hôteliers. Et c'est bien pour ça qu'hier, avec Elisabeth Borne, nous avons annoncé un certain nombre de mesures sur l'activité partielle, sur la prise en charge des coûts fixes pour accompagner ces entreprises pendant tout le mois de janvier et faire en sorte qu'elles puissent passer ce mois avec les soutiens nécessaires pour qu'elles puissent redémarrer plus fort au mois de février", argumente le ministre. 

De là à réactiver le principe du "quoi qu'il en coûte" qui avait marqué le début de cette crise ? "On ne réactive pas le quoi qu'il en coûte, tranche Bruno Le Maire. Le quoi qu'il en coûte, il a été mis en place quand les restaurants étaient fermés. Un certain nombre d'établissements étaient fermés. L'économie était à l'arrêt. Il fallait une réponse massive et immédiate. Ça a été le quoi qu'il en coûte. Ça a permis de sauver l'économie française et ça nous a permis de redémarrer très fort dans l'année 2021. Là, il y a un certain nombre de secteurs où vous avez cité l'événementiel, l'hôtellerie, la restauration, le domaine sportif, la culture - que je recevrai avec Roselyne Bachelot après-demain - qui rencontrent des difficultés particulières. On les aide au cas par cas, avec des aides ciblées, rapides et efficaces pour qu'elles puissent passer ce mois de janvier avec le moins de difficulté possible."

Des extensions pour les Prêts garantis par l'État

Dans ces aides, il y a les prêts garantis par l'État. Les fameux "PG". Et les petites entreprises se trouvent prise de court, se demandent si elles vont devoir rembourser dès le mois de mars ? Un geste est-il envisagé pour ces entreprises-là ? "Bien sûr. Il y a eu très exactement 697.000 prêts garantis par l'État, des contrats souscrits par les entreprises. Donc, ça a été massif. Et c'est ce qui a assuré la protection la plus efficace contre les faillites des entreprises. Il y a aujourd'hui quelques milliers d'entreprises, de très petites entreprises, commerçants, artisans, hôteliers, restaurateurs, personnes qui travaillent dans le bâtiment, dans les travaux publics... C'est pour nous, 25.000 à 30.000 entreprises qui voient arriver l'échéance du printemps prochain en se disant 'Je ne vais pas arriver à rembourser'. Nous allons les aider et nous allons leur apporter une solution, promet le ministre. 

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Et le ministre de donner la marche à suivre pour que ces petites strucutures soient soutenues plus durablement. "Si elles sont en difficulté, il faut que, très concrètement, elles s'adressent à la Médiation du crédit et qu'elles demandent l'une des deux solutions que nous leur proposons : soit un étalement de leurs prêts garantis par l'État. Normalement, on ne peut pas aller au-delà de six ans. Là, nous avons prévu que l'étalement pour ces entreprises-là pourrait aller jusqu'à dix ans. Et la deuxième possibilité qui leur sera offerte, c'est de commencer à rembourser non pas au printemps prochain, mais six mois plus tard, à la fin de l'année 2022. (...) Je précise que tout ça a été validé par la Commission européenne, par le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, et par la Fédération bancaire française avec laquelle je signerai un accord en début de semaine.  

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