2 min de lecture Présidentielle 2017

Benoît Hamon veut une nouvelle loi Travail et compte bien abroger la précédente

FACT-CHECKING - Au Grand Jury RTL - LCI - "Le Figaro", le 19 février, le candidat PS a déclaré vouloir une "nouvelle loi Travail". Une phrase qui a pu être interprétée comme un rétropédalage.

Benoît Hamon lors d'un meeting (illustration)
Benoît Hamon lors d'un meeting (illustration) Crédit : PHILIPPE HUGUEN / AFP
Clarisse Martin
Clarisse Martin
Journaliste

Non, Benoît Hamon ne se parjure pas. S'il compte bel et bien abroger la loi Travail, portée par les ministres Myriam El Khomri et Emmanuel Macron sous le gouvernement de Manuel Valls, il souhaite toutefois qu'une nouvelle "loi Travail" soit promulguée, avec un contenu différent. Interrogé lors du Grand Jury RTL - LCI - Le Figaro, dimanche 19 février, le candidat de la Belle Alliance Populaire a fait part de cette volonté, que d'aucuns ont interprété comme un rétropédalage. Tant et si bien que Mathieu Hanotin, directeur de la campagne de Benoît Hamon a dû rappeler la position de son candidat dans un communiqué

"La loi Travail n'est pas estampillée ad vitam aeternam comme antisociale", explique à RTL.fr Roberto Roméro, délégué général de la campagne de Benoît Hamon, dans une volonté de mettre les choses à plat. "Il y a eu une instrumentalisation de son annonce." Sur ce sujet-là, il est catégorique. Benoît Hamon "va abroger cette loi pour la remplacer par une autre", la question du travail étant l'une des thématiques-phares du programme présidentiel incarné par le député des Yvelines. 

Trois dispositions de l'ancienne loi Travail seront conservées

Le principal reproche que Benoît Hamon adresse à la loi de Myriam El Khomri est que le texte remet en cause la hiérarchie des normes, en sacralisant les négociations d'entreprises. Mais certaines dispositions, parmi le flot des 123 articles promulgués, trouvent grâce aux yeux de l'ancien ministre de l'Éducation nationale. Il s'agit de la garantie jeunes, du droit à la déconnexion et du compte personnel d'activité. Benoît Hamon aurait pu choisir de remanier profondément la loi pour n'en conserver que les mesures souhaitées, et ainsi ne pas user de la procédure d'abrogation pure et simple.

Mais le fait que ce texte ait "été un vrai combat fondateur du dernier mandat" rend son abrogation obligatoire, estime Roberto Roméro. "Pour le symbole." Le délégué de la campagne assure également que cette décision sera l'une des premières dispositions prises par Benoît Hamon s'il accède à l'Élysée. "Je pense que ça fera partie de ce qu'on appelle 'les mesures des 100 jours', au même titre que le 49.3 citoyen."

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