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Arrestation musclée à Hénin-Beaumont : Jacob Khrist dénonce une "intimidation"

Le photographe avait été violemment interpellé à Hénin-Beaumont dimanche, alors qu'il couvrait une action des Femen dans le fief de Marine Le Pen.

Le photographe Jacob Khrist est plaqué au sol devant un bureau de vote à Hénin-Beaumont.
Le photographe Jacob Khrist est plaqué au sol devant un bureau de vote à Hénin-Beaumont.
Crédit : François LO PRESTI / AFP
François Quivoron

Son interpellation musclée a fait le tour des réseaux sociaux dimanche matin, jour du premier tour de l'élection présidentielle. Jacob Khrist, photographe pour l'agence Hans Lucas, était à Hénin-Beaumont pour suivre une action des Femen dans le fief de Marine Le Pen quand il a été violemment plaqué au sol. Arrêté dans des conditions floues, il a été placé en garde à vue pendant 36 heures, tout comme six membres des Femen, avant d'être relâché lundi 24 avril. Selon lui, cette interpellation avait valeur d'"avertissement", d'"intimidation".

Jacob Khrist n'a pas subi de violences de la part des policiers au commissariat de Lens, où il a passé la nuit de dimanche à lundi. "J'avais les mains en sang en arrivant, parce que j'avais essayé de protéger mon matériel. Ensuite, on m'a enlevé les menottes au bout d'une heure", a-t-il raconté à LCI. Sa garde à vue s'est étirée sans qu'il puisse entrer en contact avec son agence. "D'abord, on m'a parlé de complicité d'exhibition sexuelle, parce que je suivais les Femen. Ensuite, lors de la prolongation, on a rajouté le motif de rébellion, a-t-il précisé. Je ne me suis pas rebellé, je n'ai pas été véhément. Je suis pacifiste, je sais pourquoi j'étais là. Je faisais mon travail. Les Femen, ça fait longtemps que je les suis."

Le parquet n'a retenu aucune charge contre Jacob Khrist, qui a regagné Paris dans la soirée lundi. Le photographe ne souhaite pas en rester là, il a prévu de raconter son interpellation violente dans un message sur sa page Facebook. "Pour la liberté de la presse, c'est important d'en parler, a-t-il insisté. Qu'est-ce que ça signifie ? Qu'à l'avenir, on pourra inquiéter n'importe qui filmant ou photographiant une action qui tombe sous le coup de la loi, en l'en rendant complice ?"

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