2 min de lecture Corruption

Anticor : l'association anticorruption qui ne cesse de faire parler d'elle

ÉCLAIRAGE - Depuis plusieurs années maintenant, Anticor dénonce avec véhémence les corruptions et autres fraudes des élus pour restaurer une certaine confiance et lutter contre l'inertie judiciaire.

Jean-Christophe Picard, président de l'association Anticor
Jean-Christophe Picard, président de l'association Anticor Crédit : ROMAIN LAFABREGUE / AFP
Claire Gaveau
Claire Gaveau
Journaliste RTL

À chaque affaire de corruption, ce nom revient sur le devant de la scène. L'association Anticor travaille en coulisses pour dénoncer les affaires de corruption, de fraude fiscale, de gaspillage financier ou encore de pratiques frauduleuses. "Avec les lanceurs d’alertes, Anticor s’implique dans des affaires judiciaires importantes en signalant au parquet des faits susceptibles de recevoir une qualification pénale", peut-on lire sur le site Internet de l'organisation.

Et les faits parlent pour elle. Affaire des sondages de l'Élysée, l'affaire des frais de taxis abusifs à l'INA ou encore, plus récemment, l'affaire Ferrand. Depuis 2002, date de sa création par Éric Halphen (ancien juge d'instruction) et Séverine Tessier (ancienne attaché parlementaire de Christian Paul), cette structure transpartisane n'a cessé de faire du bruit et de créer des remous dans la sphère politique.

Rétablir un lien de confiance

Une manière pour l'association de réhabiliter le rapport de confiance entre les citoyens et leurs représentants, qu'ils soient politiques ou administratifs. Une sorte de médicament, de vaccin. "L'association qui veut vacciner les politiques contre la corruption". C'est d'ailleurs comme cela que Le Monde la définissait dans un article daté de janvier dernier.

Dans les colonnes du quotidien français, Éric Halphen expliquait : "À l’origine, on n’était pas là pour déterrer les affaires mais pour faire passer des idées sur l’éthique en politique. On faisait la tournée des salles municipales, on rédigeait des chartes de bonnes pratiques qu’on soumettait aux partis… On essayait de motiver les citoyens à ne pas voter pour des corrompus". 

Lutter contre l'inertie judiciaire

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Si les questions judiciaires étaient laissées de côté au départ, celles-ci se sont très vite imposées. Avec ses plaintes à fort retentissement, l'association est devenue un acteur, parfois contesté, de la justice financière. Une manière pour elle de lutter contre l'inertie judiciaire. "Anticor laisse le temps aux autorités de réagir mais quand il y a des carences et que rien ne se passe, on dépose plainte", expliquait alors Jean-Christophe Picard, actuel président de l’association à l'AFP.

Cible des critiques de la part de ses adversaires, qui l'accuse de mener un combat partisan, surtout contre la droite, Anticor continue d'avancer dans l'ombre malgré des moyens très limités. Son dernier fait d'armes ? L'ouverture d'une enquête par le Parquet national financier pour des soupçons de corruption de la part d'Alexis Kohler. L'association anticorruption accusait le secrétaire général de l'Élysée de "mélange des genres"

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