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Anne Sinclair se confie sur l'affaire DSK

La journaliste revient sur l'affaire du Sofitel et raconte sa version, dans un entretien à "Vanity Fair".

Anne Sinclair
Anne Sinclair
Crédit : JACQUES DEMARTHON / AFP
Marie-Pierre Haddad

Il aura fallu six ans avant qu'Anne Sinclair accepte de reparler de l'affaire du Sofitel de New York. Dans un entretien à Vanity Fair, elle s'emporte : "Cette histoire va donc me poursuivre jusqu'à ma mort ? Mais merde alors ! Est-on vraiment obligé de revenir là-dessus ?". Finalement, elle confie qu'elle "s'insurge contre cette tendance qui veut que la transparence soit devenue une exigence absolue". Elle "revendique le secret comme étant vital pour la sauvegarde personnelle, les rapports humains, comme la politique, d'ailleurs. Hollande n'aurait jamais dû se confesser aux deux journalistes du Monde, encore moins révéler des secrets d'État. On vit une époque folle". 

La rédactrice en chef du Huffington Post finira par accepter de concéder quelques mots. "Je ne savais rien, je suis stupide, naïve, sans doute. Je ne savais rien, je fais confiance, je ne fliquais rien, explique-t-elle. Oui sûrement, il y a eu du déni, de la femme qui ne veut pas voir. Mais quand j'avais des doutes, car j'en ai eu, des doutes, Dominique me donnait toutes les assurances". 

Contrairement à ce qui a été dit, les palais de la République ne m'ont jamais fait rêver

Anne Sinclair

Pourquoi n'est-elle pas partie ? Comment a-t-elle tenu ? "On ne lâche pas un homme à terre, répond Anne Sinclair. J'ai eu ces dernières années une vie légèrement agitée. Contrairement à ce qui a été dit, les palais de la République ne m'ont jamais fait rêver. Et puis j'ai retrouvé depuis trois ans le bonheur auprès d'un homme qui, comme moi, n'est plus tout jeune...".

Ainsi, elle a "déposé le sac à dos des tourments", comme elle le dit. Sur son métier, Anne Sinclair confie à Vanity Fair "ne plus être adaptée à la télé d'aujourd'hui (...) Il faut un peu d'humilité quand on fait ce métier". Sur le fait de ne pas d'avoir boycotté Le Pen pour freiner la montée du Front national, la journaliste explique que "c'était un combat inutile, une erreur. Au fond, tout ça n'a servi à rien". Sur Marine Le Pen, elle indique que "rien ne l'ébranle. Elle est une femme de certitudes dont l'absence de doute est impressionnante et inquiétante".

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