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Alain Duhamel : il y a une banalisation "relative" du FN

REPLAY - 52% des Français ne seraient pas gênés de voir le parti de Marine Le Pen diriger une ou plusieurs régions selon un sondage.

Alain Duhamel
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Crédit : Damien Rigondeaud
Alain Duhamel : il y a une banalisation "relative" du FN
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48% des Français trouveraient "gênant" qu'une région bascule vers le FN lors des prochaines élections de décembre, 35% "normal" et 17% se disent "indifférent" selon un sondage TNS Sofres-OnePoint pour RTL et Le Figaro. "Cela s'explique par le changement de ton du Front national et sa tactique électorale", dit Alain Duhamel. 

"Ce n'est pas une banalisation absolue", explique l'éditorialiste. D'abord parce que 48% des sondés pensent que ce serait quelque chose d'important, et ne diraient pas du tout la même chose d'autres partis politiques. "L'image du Front national et de Marine Le Pen reste très différente de celle des autres leaders", dit-il. 

Le Front national a déjà gagné la campagne électorale

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Pour autant, "il y a un courant électoral en faveur du FN", qui a ses raisons dans le chômage, l'insécurité, l'immigration... "S'il faut attendre le résultat des élections pour savoir si le parti a marqué un point ou pas, en revanche il a déjà gagné la campagne électorale", dit-il. En effet, le Front national ne peut se qualifier que dans trois régions sur treize (alors que les autres seront des duels entre le PS et Les Républicains)... et on ne parle que des trois régions, note Alain Duhamel.

Marine Le Pen veut incarner la rupture rassurante

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Jusqu'ici, "Marine Le Pen voulait incarner la rupture fracassante, aujourd'hui elle veut incarner la rupture rassurante", analyse-t-il. En matière d'immigration, elle a diminué de moitié ses prétentions sur la réduction des flux migratoires. Sur l'Europe, elle est passée d'une rupture franche et à une volonté de négocier avec les Européens et organiser un référendum. "Tout cela est évidemment une supercherie, il suffit de lire son programme pour s’apercevoir qu'en matière sociale et internationale, c'est le programme de 1981", lance Alain Duhamel. 

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Devant la montée du FN, l'éditorialiste voit deux réponses possibles, celle de l'appareil et celle du citoyen. Le "front républicain" peut se traduire par une fusion de listes, qui risque de faire face à la critique selon laquelle il n'y a plus de différence entre les socialistes et Les Républicains. Il peut aussi il y avoir un retrait, qui peut passer pour un abandon de poste ou un accord. Autre option, la réponse citoyenne, le "plafond de verre" auquel on assiste depuis 30 ans. Les deux-tiers des Français n'envisagent pas de voter au second tour pour le parti d'extrême droite. Là on ne peut pas dire comment les électeurs vont se comporter mais si le "plafond de verre" éclate, "ce sera mauvais pour Nicolas Sarkozy qui voulait justement empêcher ça" estime Alain Duhamel.

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