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Affaire Fillon-Jouyet : le parquet de Paris conclut à la relaxe générale

Le parquet de Paris a conclu jeudi 28 mai à la relaxe générale concernant la plainte en diffamation de François Fillon contre des journalistes du "Monde" et Jean-Pierre Jouyet.

François Fillon défend l'Europe
François Fillon défend l'Europe
Crédit : THOMAS SAMSON / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

Le parquet a estimé jeudi que ni les journalistes du Monde qui ont écrit que François Fillon avait demandé à l'Élysée d'accélérer les poursuites contre Nicolas Sarkozy, ni le secrétaire général de la présidence Jean-Pierre Jouyet ne pouvaient être condamnés en diffamation. Au terme d'une journée entière d'audience consacrée à ce fameux déjeuner du 24 juin lors duquel François Fillon aurait fait à Jean-Pierre Jouyet cette demande, qu'il conteste avec force, "on ne sait toujours pas ce qui s'est passé et on ne le saura jamais", a estimé la procureur Annabelle Philippe. 

La justice retient la bonne foi des journalistes

François Fillon poursuit en diffamation Jean-Pierre Jouyet, les journalistes du Monde Gérard Davet et Fabrice Lhomme, leur journal et l'éditeur de leur livre "Sarko s'est tuer". Pour la magistrate du parquet Annabelle Philippe, si les propos litigieux sont bien diffamatoires, la "bonne foi" des journalistes doit être selon elle retenue. Les journalistes ont produit un enregistrement dans lequel le secrétaire générale de l'Élysée affirme que l'ancien Premier ministre lui a dit qu'il fallait "taper vite" pour empêcher Nicolas Sarkozy de revenir. Des "propos sans équivoque" pour la représentante du parquet, estimant qu'au vu de la jurisprudence, cet enregistrement peut être considéré comme "une base factuelle suffisante". 

Et dès lors que dans cette affaire, "on n'a pas les moyens de dire que monsieur Jouyet a participé en son nom propre à la diffusion de l'information", la magistrate a estimé que la responsabilité du secrétaire général de l'Élysée ne pouvait être retenue

À l'issue des plaidoiries de la défense, le tribunal correctionnel de Paris devrait mettre son jugement en délibéré à plusieurs semaines. 

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