2 min de lecture Justice

Affaire Baupin : l'enquête pour agressions et harcèlement sexuels classée sans suite

Bien que qualifiables pénalement, les faits reprochés au député écologiste sont "prescrits", a indiqué ce lundi le procureur de la République, François Molins.

Le député écologiste Denis Baupin le 4 avril 2015.
Le député écologiste Denis Baupin le 4 avril 2015. Crédit : BERTRAND GUAY / AFP
Félix Roudaut
Félix Roudaut
et AFP

Il n'y aura pas de procès Denis Baupin. Ouverte le 10 mai 2016 après les accusations d'agressions et de harcèlement sexuels à l'encontre du député écologiste, l'enquête a été classée sans suite, a indiqué lundi 6 mars le procureur de Paris. En cause, la prescription des faits dénoncés par près de 14 femmes. Ils remontent pour la plupart à la fin des années 1990 et sont donc trop anciens pour être jugés. Selon son avocat, Maître Emmanuel Pierrat, Denis Baupin regrette la prescription de certains faits, estimant qu'il s'agit d'une "entrave au rétablissement de la vérité".

Le scandale avait éclaté lorsque huit femmes, dont quatre anonymes, avaient dénoncé dans les colonnes de Mediapart et sur les ondes de France Inter les agissements du député. D'autres femmes avaient ensuite témoigné du comportement déplacé de l'élu et un total de quatre plaintes avaient été déposées. "Il apparaît que les faits dénoncés (...) sont pour certains d'entre eux susceptibles d'être qualifiés pénalement. Ils sont cependant prescrits", a indiqué dans un communiqué le procureur de la République.

"Harcèlement quasi quotidien"

François Molins décrit une enquête qui "s'est attachée non seulement à recueillir les témoignages des victimes présumées qui s'étaient préalablement exprimées dans la presse", mais aussi à en révéler d'autres. Le magistrat rappelle enfin que "de nombreuses personnes (...) susceptibles de pouvoir apporter des témoignages utiles" ont été auditionnées.

Trois des quatre élues, Isabelle Attard, Sandrine Rousseau et Ellen Debost avaient déposé plainte, suivies par Véronique Haché, actuelle directrice d'Autolib pour une agression sexuelle en 2004, à l'époque où elle travaillait au cabinet du maire de Paris Bertrand Delanoë. Mais seuls les faits dénoncés par Isabelle Attard, députée du Calvados, pouvaient échapper à la prescription. Cette dernière avait raconté un "harcèlement quasi quotidien de SMS provocateurs, salaces", de juin 2012 à fin 2013.

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De son côté, Denis Baupin a "nié tous faits d'agression sexuelle" et "contesté les accusations de harcèlement sexuel", arguant que "s'il avait pu envoyer des messages à certaines femmes, il s'agissait de séduction réciproque ou de jeu". Dans la foulée de cette affaire, Denis Baupin avait démissionné de son poste de vice-président à l'Assemblée nationale

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