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Accrocher le portrait d'Emmanuel Macron dans la mairie de Saint-Denis : Bally Bagayoko appelé par le préfet à "respecter la tradition républicaine"

Le préfet de Seine-Saint-Denis a demandé au maire LFI de Saint-Denis de réinstaller le portrait d’Emmanuel Macron dans son bureau, au nom de la tradition républicaine. Bally Bagayoko a assume un geste politique et symbolique et dénonce les "inégalités" sous son mandat.

Bally Bagayoko à Saint-Denis le 4 avril 2026.

Crédit : Thomas SAMSON / AFP

AFP

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Le préfet de la Seine-Saint-Denis, Julien Charles, a annoncé mercredi 6 mai avoir demandé au maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko, de revenir sur sa décision de décrocher de son bureau le portrait du président Emmanuel Macron, tout en admettant que ce geste n'est pas illégal. 

"L'accrochage du portrait du président de la République dans les mairies, s'il ne relève d'aucune obligation légale, est un usage consacré par la tradition républicaine", a écrit le préfet Julien Charles, dans un courrier adressé mardi au nouveau maire de la deuxième commune la plus peuplée d'Ile-de-France après Paris. 

"Sa fonction est de rassembler les citoyens autour des institutions, au-delà des clivages politiques", a argumenté le préfet, pour qui le geste de  Bally Bagayoko "contrevient à cet usage bien établi". Il invite le maire à "reconsidérer sa position" et à "veiller au respect de la tradition républicaine".

Un geste hautement symbolique

Dès le mois d'avril, des journalistes avaient pu constater que le portrait d'Emmanuel Macron, décroché du mur, était retourné, dans un coin du bureau du nouveau maire LFI. Dans une interview diffusée lundi 4 mai sur LCI, Bally Bagayoko a affirmé que cela "relevait de la symbolique". Il a expliqué qu'il avait décidé de laisser le portrait présidentiel retourné "tant que la République n'était pas en capacité de corriger les inégalités". 

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Le maire très médiatisé de Saint-Denis, en campagne pour l'élection de Jean-Luc Mélenchon en 2027, a également déclaré attendre "l'avènement d'une gauche de rupture et d'un nouveau président".

Plusieurs militants écologistes ont été poursuivis en justice ces dernières années en France pour avoir décroché - et emporté - des portraits d'Emmanuel Macron, afin de dénoncer l'"inaction" étatique face à l'urgence climatique. Certains ont été condamnés à des amendes pour "vol" quand d'autres ont été relaxés, notamment au nom de la liberté d'expression.

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