Des sols éponges, alliés du maraîchage face à la sécheresse
Face à la multiplication des canicules et sécheresses, il faut une agriculture maraîchère capable "de conserver et d'utiliser l'eau dans les sols" et d'adapter les pratiques plutôt que de recourir systématiquement à l'irrigation, explique à l'AFP François Lecompte, chercheur à l'Inrae.
En France, les légumes originaires des Amériques ou d'Asie (tomate, aubergine, courgette...) sont irrigués. D'autres légumes des régions tempérées, de plein champ, choux, haricots, pois, carottes, peuvent pousser sans irrigation.
Avec le changement climatique et la modification de l'intensité et de la répartition des précipitations, il faut une agriculture "à même de conserver et d'utiliser l'eau dans les sols, en augmentant son infiltration et en diminuant le ruissellement et l'évaporation", développe le scientifique de l'Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (Inrae).
Pour favoriser l'infiltration des pluies, les sols doivent avoir une bonne porosité qu'il est possible d'obtenir en jouant sur "des cultures de couverture, de préférence des plantes avec un enracinement profond, en laissant les résidus de cultures précédentes, en évitant de trop labourer", ajoute le directeur adjoint de l'unité plantes et systèmes de culture horticoles de l'Inrae.