C’est un accord sans précédent qui a été conclu samedi 12 décembre au Bourget, à l'issue de la COP21. L'ensemble des pays présents s'est engagé à plusieurs objectifs ambitieux : contenir le réchauffement bien en deçà de 2°C, débloquer des fond d’au moins 100 milliards de dollars annuels d’ici 2020 et s’engager à revoir à la hausse, tous les 5 ans, les objectifs concernant la réduction des gaz à effet de serre.
Ces engagements seront-ils effectivement réalisables ? Jean-François Julliard, le directeur général de Greenpeace France, salue l'esprit de cet accord universel. "Cette COP a permis malgré tout d’installer un nouveau discours qui est celui de la rupture dans la transition énergétique dont on a besoin. C’est la première fois, depuis qu’on suis ces COP chez Greenpeace, qu’on entend autant d’acteurs s’exprimer et demander un 100% d’énergies renouvelables. C’est un mot qui était tabou jusque là dans les COP. Mais là, j’ai entendu des villes, des entreprises, des pays même, notamment les pays les plus vulnérables qui en ont parlé", se réjouit-il.
Si demain, les États qui signent ces accords ont envie de partir dans une autre direction, personne ne peut les empêcher.
Jean-François Julliard, président de Greenpeace
Le président de Greenpeace reste cependant sceptique sur la mis en place effective de ces objectifs. "Dans cet accord, il n’y a rien de contraignant : il n’y a pas de sanction, donc les États font ce qu’ils veulent. Si demain matin, les États qui ont vont signer ces accords aujourd’hui ont envie de partir dans une tout autre direction, personne ne peut les empêcher”, affirme-t-il.
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