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16 jours : la France a connu sa troisième vague de chaleur la plus longue de son histoire, ex-aequo avec la canicule de 2003

Le dernier épisode caniculaire de 2026 aura duré du 4 au 19 juillet en France, soit 16 jours, en faisant le troisième plus long jamais mesuré dans le pays, après 1983 et 2006.

Une rue de France durant la canicule de juin 2026

Crédit : AFP

AFP - édité par Marine Langlois

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La vague de chaleur que vient de connaitre la France, avec 16 jours de chaleurs torrides, a été la troisième la plus longue jamais mesurée dans le pays, ex-aequo avec celles d'août 2003 et des étés 2018 et 2025, a annoncé jeudi 23 juillet Météo-France. 

Ce troisième épisode caniculaire de l'année 2026, en l'espace de moins de deux mois, aura duré du 4 au 19 juillet. Les deux premières vagues de chaleur les plus longues depuis le début des mesures en France en 1947 ont eu lieu en juillet 1983 (23 jours) et en juillet 2006 (21 jours). 

Au plus fort de la dernière vague de chaleur, la 53e depuis le début des mesures en 1947, l'indicateur thermique national (ITN), température moyenne à l'échelle du pays mesurée sur 30 stations de référence, a atteint 28,1°C, soit plus de 7°C au-dessus des normales de saison.  

Une surmortalité inédite en France depuis 2003

Bien que particulièrement longue, cet épisode caniculaire a été moins intense que la précédente vague de chaleur qui a assommé la France du 17 au 30 juin, qui a été de loin la plus intense jamais enregistrée, avec un ITN à 30°C. Avant cette vague, le précédent record datait de juillet 2019 (29,4°). La vague plus sévère, indicateur combinant durée et intensité, reste la vague historique d'août 2003 (avec un indice de 59,4), devant celle de juin 2026 (51,1), selon les données combinées par l'AFP.  

Les canicules se sont donc enchaînées en France cette année, faisant de nombreuses victimes. Avec 5.764 décès excédentaires enregistrés, pour moitié en trois jours - du 25 au 27 juin - l'épisode de chaleurs extrêmes du 17 juin au 2 juillet a entraîné une surmortalité, selon des données provisoires de Santé publique France publiées. 


Un phénomène jamais observé depuis la canicule historique de 2003. Ce bond de la mortalité "toutes causes", qu'on ne peut pas encore imputer avec certitude à la chaleur, a été constaté pour "toutes les classes d'âge à partir de 15 ans" - avec une "augmentation marquée dès 45 ans" - ce que l'agence sanitaire nationale juge "inédit". 

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