3 min de lecture Tempête Xynthia

Xynthia : l'ancien maire de la Faute-sur-Mer, aujourd'hui conseiller municipal, "ne démissionnera pas" malgré sa condamnation

REPLAY - REPLAY / INVITÉ RTL - L'élu estime son honneur restauré par la décision de la cour d'appel de Poitiers le condamnant à 2 ans de prison avec sursis.

Thomas Sotto L'invité de RTL Soir Thomas Sotto iTunes RSS
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Xynthia : l'ancien maire de la Faute-sur-Mer, aujourd'hui conseiller municipal, "ne démissionnera pas" malgré sa condamnation Crédit Image : FRANK PERRY / AFP | Crédit Média : Marc-Olivier Fogiel | Durée : | Date : La page de l'émission
Marc-Olivier Fogiel
Marc-Olivier Fogiel
et Aymeric Parthonnaud

La cour d'appel de Poitiers a fortement réduit lundi 4 avril les peines prononcées dans le procès qui a fait suite au passage de la tempête Xynthia, en condamnant l'ancien maire de La Faute-sur-Mer à deux ans de prison avec sursis au lieu de quatre ans ferme et en relaxant les autres prévenus. Une clémence qui a provoqué la "frustration" des parties civiles. Six ans après cette violente tempête, qui avait fait 47 morts dans toute la France et 29 sur la seule commune de La Faute-sur-Mer en février 2010, la cour a estimé que René Marratier, 63 ans, condamné pour "homicides involontaires", était seul responsable du décès de ses concitoyens, en ne les informant pas des risques majeurs d'inondation. Cette "décision d'apaisement" pour la défense de l'ancien maire a été accueillie par les pleurs de très nombreuses parties civiles présentes dans la salle.  
       
"Je suis complètement soulagé (par ce jugement, ndlr), commence René Marratier au micro de Marc-Olivier Fogiel. Je voudrais renouveler toute ma compassion et ma souffrance auprès des victimes et des familles de victimes de cette catastrophe Xynthia, qui depuis 6 ans me fait souffrir dans mon cœur et dans mon âme." 

Ne pas donner raison aux calomniateurs

René Marratier a été maire de la Faute-sur-mer de 1989 à 2014. Aujourd'hui, il est conseiller municipal et interdit d'exercer une fonction publique. "Il n'est pas dans mes intentions de démissionner, répond René Marratier. Je pense que ça serait donner raison à certaines personnes qui se sont attachés à véhiculer des calomnies et des mensonges à mon égard. Mon honneur a été remis au goût du jour et donc je reste pour l'instant..."

Ce qui soulage René Marratier, c'est de ne pas être le seul reconnu responsable. "Même si je reconnais quelques erreurs dans l'exercice de mes fonction, la cour, dans son délibéré, reconnait mon honneur et ma probité, c'est ce qui me touche. L'ancien maire estime d'ailleurs que d'autres administrations sont responsables en premier chef de la situation à la Faute après Xynthia. "La préfecture a sûrement une part de responsabilité comme Météo France qui n'avait pas prévu un tel cataclysme... Comme un certain nombre d'administration, je pense que c'est quelque chose de général, conclut-il..

Le soutien de certains habitants

L'arrêt rendu lundi est très en-deçà des réquisitions du ministère public, qui avait demandé quatre ans de prison, dont deux ferme, contre René Marratier, en plus de son inéligibilité. L'avocat général Thierry Phelippeau avait également demandé des peines de prison, en partie assorties du sursis, à l'encontre des deux autres prévenus. René Marratier a été condamné en raison de sa mauvaise gestion du risque et des secours pour ses administrés mais la cour a décidé de le relaxer, ainsi que les autres prévenus, pour la délivrance de permis de construire en zone inondable. Selon l'arrêt, les élus n'ont commis "ni fautes, ni manquements", et n'étaient pas "responsables des errements des services préfectoraux". Françoise Babin, l'ancienne adjointe à l'urbanisme de la commune, et son fils, Philippe Babin, tout comme deux sociétés de BTP poursuivies en tant que personnes morales, ont été relaxés.  

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En quittant le palais de justice, René Marratier a été salué par de nombreux Fautais venus le soutenir. Le parquet a cinq jours pour éventuellement se pourvoir en cassation. 

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