1. Accueil
  2. Actu
  3. Justice et faits divers
  4. Viol présumé au 36 Quai des Orfèvres : non-lieu pour deux policiers accusés par une touriste canadienne
2 min de lecture

Viol présumé au 36 Quai des Orfèvres : non-lieu pour deux policiers accusés par une touriste canadienne

Les juges d'instruction ont prononcé un non-lieu pour les deux policiers de la BRI poursuivis dans l'enquête sur le viol d'une touriste canadienne en 2014.

L'entrée de la PJ parisienne au 36 quai des Orfèvres
L'entrée de la PJ parisienne au 36 quai des Orfèvres
Crédit : JOEL SAGET / AFP
Sophie Obadia, avocate de la jeune femme : "C'est une décision extrêmement violente"
00:27
Guillaume Chieze & Julien Absalon

Il n'y aura peut-être pas de procès, ni de condamnation, dans l'affaire du viol présumé d'une touriste canadienne dans les locaux de la police judiciaire parisienne en avril 2014. Les juges d'instruction en charge de l'enquête ont prononcé un non-lieu en faveur des deux policiers de la Brigade de recherche et d'intervention (BRI) directement mis en cause, rapporte mercredi 20 juillet l'AFP qui cite des sources proches du dossier.

Les juges d'instruction motivent leur décision par le fait que la touriste canadienne avait souvent changé de version depuis le dépôt de sa plainte. Au fil des auditions, elle s'est visiblement montrée de moins en moins précise, jusqu'à cette confrontation où elle se braque devant les policiers qui nient ou évoquent des rapports sexuels consentis après une soirée arrosée.

L'avocate et le parquet font appel

Sophie Obadia, avocate de la jeune femme, explique ces variations par le traumatisme enduré. "C'est une décision extrêmement violente pour ma cliente. Elle a dû, à maintes reprises, expliquer ce qui s'était passé. Puis le temps faisant, elle avait moins de souvenirs précis et c'est devenu un reproche de la part de la justice. Finalement, on vient lui expliquer qu'il vaut mieux une petite injustice qu'un scandale parisien", s'insurge l'avocate qui compte faire appel de cette décision pour qu'un procès ait bel et bien lieu.

L'avocate est d'autant plus remontée qu'elle dénonce les mensonges des policiers qui ont d'ailleurs été parfaitement reconnus par les juges d'instruction. Ils l'écrivent noir sur blanc : les policiers ont bien menti "mais pour protéger leur vie privée et leur poste au sein de la BRI", affirment les magistrats. Une analyse que ne partage pas le parquet de Paris qui, il y a un mois, avait requis le renvoi des fonctionnaires devant une cour d'assises afin qu'ils soient jugés pour "viols en réunion". Quelques heures après la décision, il a lui aussi annoncé son intention d'interjeter appel.

À lire aussi

Cette affaire n'est donc pas tout à fait terminée et devrait continuer de ternir l'image du 36 Quai des Orfèvres, fragilisé depuis quelque temps. Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur, avait promis en 2014 de tirer "toutes les conséquences" si ces faits graves étaient avérés. D'importants moyens ont ainsi été mis en oeuvre pour cela. En septembre 2015, les enquêteurs avaient procédé à plus d'une centaine de prélèvements ADN dans les locaux de la police judiciaire parisienne.

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/