2 min de lecture Justice

VIDÉO - Voiture de police incendiée : Bernard Cazeneuve fustige ceux qui filmaient la scène "sans bouger, sans intervenir"

Le ministre de l'Intérieur est revenu sur ces violences en marge d'une manifestation contre la loi Travail.

Bernard Cazeneuve à l'Assemblée nationale le 3 mai 2016
Bernard Cazeneuve à l'Assemblée nationale le 3 mai 2016 Crédit : Sipa
Aymeric Parthonnaud
Aymeric Parthonnaud
Journaliste

Bernard Cazeneuve a très solennellement et très directement critiqué les violences envers les policiers du 18 mai 2016 à Paris. Il s'agissait, pour le ministre de l'Intérieur, d'actes "de haine" d'une "extrême barbarie". À la tribune de l'Assemblée nationale, le ministre ne s'est pas contenté de donner son avis sur les hommes qui ont attaqué les forces de l'ordre et mis le feu à une voiture de police alors que des fonctionnaires se trouvaient à l'intérieur, il s'en est pris à ceux qui étaient les témoins de ces attaques.

"J'ai trouvé extrêmement choquant de voir des individus autour procéder à la récupération des images par des caméras, sans bouger, sans intervenir. Comme si nous étions là dans un ordre normal des choses, s'est étonné Bernard Cazeneuve. J'aurais énormément de difficulté à considérer qu'il y a derrière ces hordes sauvages quelque chose qui ressemble à de l'humanité ou a fortiori à un début d'idéal".

Cinq personnes se trouvaient toujours en garde à vue ce jeudi 19 mai dans l'enquête sur l'incendie de cette voiture de police. Parmi ces cinq hommes, dont quatre sont âgés de 18 à 21 ans et le cinquième de 32 ans, trois avaient fait l'objet d'interdictions de manifester pour la journée de mobilisation contre la loi travail, sur la base de la loi sur l'état d'urgence instauré après les attentats de novembre. L'un d'eux, âgé de 21 ans et identifié comme appartenant à la mouvance antifasciste, faisait partie des neuf militants qui avaient obtenu mardi devant le tribunal administratif une suspension de cette interdiction, justifiée le plus souvent par le préfet de police par la participation à des manifestations ayant déjà dégénéré. Mais le tribunal avait retenu une "atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d'aller et venir et à celle de manifester". 

Mercredi, alors même que des policiers manifestaient place de la République contre la "haine anti-flics", une contre-manifestation interdite s'est tenue au même endroit contre les "violences policières". Aux cris de "Flics, porcs, assassins" ou "Tout le monde déteste la police", des manifestants ont été repoussés par un imposant dispositif de sécurité. Non loin de là, une quinzaine d'entre eux ont alors attaqué et incendié une voiture de police, alors que les deux fonctionnaires, un homme et une femme, étaient à l'intérieur. Des vidéos diffusées sur internet montrent une personne briser la fenêtre conducteur, puis une autre porter plusieurs coups au policier. Un homme portant une capuche lance alors ce qui ressemble à un fumigène par la lunette arrière, également brisée, provoquant l'embrasement du véhicule et forçant les deux agents, légèrement blessés, à en sortir. Sur les images, on voit une personne qui semble aider la policière à sortir, côté passager. 

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