1 min de lecture Justice

Vichy : une clinique jugée pour la mort d'Audric, 4 ans, en octobre 2012

Audric, 4 ans, était mort en octobre 2012 au lendemain de son opération des amygdales dans une clinique de Vichy, dans l'Allier. L'établissement, jugé pour homicide involontaire, conteste tout manquement.

Le tribunal de Cusset, dans l'Allier
Le tribunal de Cusset, dans l'Allier Crédit : Capture d'écran Google Street
Eleanor Douet
Eléanor Douet

La clinique La Pergola de Vichy, dans l'Allier, comparait ce jeudi 4 octobre devant le tribunal correctionnel de Cusset, pour la mort d'un enfant de 4 ans le 25 octobre 2012, au lendemain de son opération des amygdalesrapporte le Parisien.

L'établissement est poursuivi, en tant que personne morale, pour homicide involontaire. Il sera l'unique prévenu dans cette affaire, puisque le chirurgien est mort en juillet 2015, six mois après sa mise en examen. Si la clinique conteste tout manquement, il lui est toutefois reproché d'avoir laissé sortir le petit Audric trop tôt après son opération et de ne pas l'avoir été équipé de brassards tensionnels, destinés aux enfants. 

Audric, 4 ans, était en parfaite santé avant d'entrer à la clinique. L'enquête a révélé qu'il avait été victime d'une "hémorragie cataclysmique" au niveau des amygdales, déclarée au lendemain de l'opération. 

En laissant sortir ce gamin dans ces circonstances, on a signé son arrêt de mort.

Me Gilles-Jean Portejoie, avocat des parents d'Audric
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"Il existait des complications postopératoires réelles, pouvant correspondre au risque hémorragique largement connu de la communauté médicale. Ce risque exigeait une surveillance toute particulière du patient Audric", ont indiqué les juges d'instruction.

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Leur ordonnance de renvoi stipule également que : "L’absence de vérification artérielle a occulté toute possibilité de découvrir une éventuelle anomalie qui dans cette hypothèse aurait retardé la sortie de l’enfant".

L'avocat des parents d'Audric, Me Gilles-Jean Portejoie, a pour sa part estimé qu'"en laissant sortir ce gamin dans ces circonstances, on a signé son arrêt de mort". Malgré les réquisitions de non-lieu prises par le procureur, l'avocat avait tout fait pour qu'un procès se tienne. 

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Justice Procès Allier
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