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Vaucluse : le petit-fils de l'homme décapité interné, la piste psychiatrique se confirme

Dans le Vaucluse, un homme avait été décapité mercredi 20 octobre. Principal suspect, le petit-fils de la victime a été interné après avoir été interpellé. La piste psychiatrique se confirme.

Une voiture de police (illustration)
Une voiture de police (illustration)
Crédit : AFP / PHILIPPE HUGUEN
Charlotte Diry & AFP

Âgé de 37 ans, l'homme suspecté d'avoir décapité son grand-père de 85 ans à Bollène, dans le Vaucluse, faisait l'objet d'un suivi psychiatrique de longue date et a été interné après son interpellation a indiqué le procureur de Carpentras lors d'un conférence de presse, ce jeudi 21 octobre 2021. 

L'état de santé mentale du suspect "n'était pas compatible avec une mesure de garde à vue", a précisé Pierre Gagnoud, procureur. Après une interpellation "sans encombre" qui avait eu lieu mercredi 20 octobre, "il a été hospitalisé à l'hôpital psychiatrique de Monfavet à Avignon, sous bonne garde", a-t-il ajouté. 

Le procureur n'a pas donné d'indications sur les raisons qui ont poussé cet homme, dont l'identité n'a pas été dévoilée, à tuer son grand-père en le décapitant et en lui infligeant de très importantes lésions thoraciques. Il a toutefois dressé un premier portrait robot du suspect, interpellé peu avant minuit à Saint-Paul-Trois-Châteaux, dans la Drôme, à "deux kilomètres de l'endroit où se sont produits les faits".  

Le suspect hospitalisé en hôpital psychiatrique

Torse nu et pieds nus, "hagard", l'homme venait de frapper à la fenêtre d'un couple pour demander à boire et à mange. Cela avait donc permis aux forces de l'ordre, déployées en force, de l'interpeller rapidement. Il n'était pas armé et n'a pas opposé de résistance, a déclaré le procureur, selon qui, l'homme avait pu "se cacher" plusieurs heures dans cette zone proche du village troglodyte de Barry. 

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"Les premiers éléments de l'enquête semblent établir que l'individu faisait l'objet d'un suivi psychiatrique depuis de nombreuses années", avec plusieurs internements d'office, ainsi qu'un suivi à domicile, a expliqué Pierre Gagnoud. "L'information judiciaire qui sera ouverte devra retracer la chronologie de ses soins sur les dernières années, pour mesurer le degré de responsabilité au moment des faits", a-t-il ajouté.  

Un suivi psychiatrique de longue date

L'homme, dont le grand-père était un "soutien", n'avait pas de casier judiciaire mais plusieurs procédures attestant d'un "usage de produits stupéfiants", a aussi indiqué le procureur de Carpentras, qui avait dès mercredi soir écarté la piste terroriste. "On en saura plus après l'autopsie sur le type d'ustensile, d'arme, utilisés pour ôter la vie à la victime, mais aussi pour s'acharner sur elle dans les conditions évoquées", a-t-il par ailleurs indiqué. 

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