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Une cellule de prison (illustration)
Crédit : AFP
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Elle devait être jugée lundi 22 juin en comparution immédiate pour vol et violences à Bayonne, mais rien ne s'est déroulé comme prévu. Cette détenue à la maison d'arrêt de Pau a bénéficié d'une libération immédiate étant donné qu'aucun agent pénitentiaire n'était disponible pour l'escorter jusqu'au tribunal. La seule possibilité qu'offre la loi lorsqu'un détenu ne peut pas être jugé.
Un problème qui n'est pas une première, il s'agit de la deuxième fois en moins d'un mois que cette dame se retrouve libre après une impossibilité de l'amener devant la justice.
Le 19 juin dernier, cette femme a été interpellée et placée en garde à vue après avoir tenté de commettre un vol et d'avoir agressé le vigile d'un supermarché de Bayonne. À la fin de son audition, elle a été placée en détention le temps de pouvoir être jugée en comparution immédiate lundi devant la justice bayonnaise.
"Or ce qu'il s'est passé, c'est que l'ARPEJ (Autorité de régulation et de programmation des extractions judiciaires), nous a opposé une impossibilité de faire. C'est à dire qu'ils n'avaient pas assez de ressources humaines pour prendre en charge cette femme à la maison d'arrêt de Pau pour la conduire devant le tribunal de Bayonne", explique à RTL Mariel Garrigos, procureure de la République de Bayonne.
Face à l'absence d'agents pénitentiaires disponible, il est proposé à la détenue de comparaître par visio-conférence. Ce qu'elle refuse, comme le lui permet la loi. De même, la justice demande un renfort à la police et à la gendarmerie nationale, ce qui n'est pas possible, là aussi, faute de moyens humains disponibles.
Le tribunal n'a eu d'autre choix que de la remettre en liberté
Mariel Garrigos, procureure de la République de Bayonne
"Le tribunal n'a eu d'autre choix que de la remettre en liberté. Il ne peut pas décider de la maintenir en détention si elle n'a pas pu faire valoir ses arguments. Ce serait une détention arbitraire au yeux de la loi", expose la magistrate.
Mais l'histoire ne s'arrête pas là : ce n'est pas la première fois que cette dame a bénéficié d'une libération faute d'agents pénitentiaires pour l'escorter au tribunal. Le 4 juin, elle est interpellée pour trafic de stupéfiant en récidive, placée en garde à vue puis en détention dans l'attente de son jugement en comparution immédiate. Mais le même scénario se joue déjà à l'époque, "impossibilité d'extraction notifié par l'ARPEJ, refus de la personne de comparaître en visio, impossibilité des forces de sécurité de suppléer : remise en liberté d'office", raconte à notre micro Mariel Garrigos.
Toujours selon la magistrate, "depuis janvier 2026, j'ai reçu 29 impossibilités de faire de la part de l'administration pénitentiaire. Cela ne veut pas dire que l'on a remis en liberté 29 personnes, certains ont accepté la visio-conférence, dans d'autres cas les forces de sécurité ont pu suppléer".
Depuis le début de l'année, il y a eu trois libérations à Bayonne faute d'agent pénitentiaire disponible pour un transfert entre la prison et le tribunal. La prévenue libérée à deux reprises comparaîtra le 9 juillet prochain, libre, pour être jugée pour les faits de vol et de violences ainsi que pour l'affaire de trafic de stupéfiants.
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