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Affaire Jubillar : les fouilles sont désormais terminées, les premiers ossements envoyés au laboratoire

Cédric Jubillar a reconnu sa responsabilité dans la mort de son épouse - disparue en 2020 - et indiqué aux enquêteurs où se trouvait le corps. Des ossements "très abîmés" ont été retrouvés, ce jeudi 16 juillet, et sont en cours d'analyse.

Cédric Jubillar a conduit jeudi les enquêteurs à l'endroit où il avait dissimulé le corps fin 2020.

Crédit : Valentin Larquier / RTL

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Les 3 infos à retenir
  • Cédric Jubillar a conduit les gendarmes à l'endroit où il affirme avoir enterré le corps de son épouse Delphine, où des ossements ont été retrouvés ce jeudi 16 juillet, cinq ans et demi après la disparition de l'infirmière dans le Tarn. Après deux jours de fouilles, les recherches se sont achevées ce vendredi en fin de journée et "ne devraient pas reprendre" selon la gendarmerie.
  • Mercredi, le peintre-plaquiste de 38 ans a été extrait de prison et conduit au palais de justice de Toulouse pour donner sa nouvelle version des faits, à sa demande. Lors de ses aveux, Cédric Jubillar, qui reconnaît avoir commis "un acte abominable", "a fait des déclarations spontanées pour livrer la vérité de façon absolue" pendant une heure et demie, selon son avocat.
  • Delphine Jubillar, née Aussaguel, avait disparu mystérieusement du domicile du couple en instance de divorce dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, pendant un couvre-feu lié à la pandémie de Covid-19. Elle s'apprêtait à refaire sa vie avec un autre homme.
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Les fouilles sont terminées

Selon les informations de notre correspondant sur place, les gendarmes ont quitté les lieux des fouilles, qui sont donc désormais terminées.

"Ça a été le choc" : sur RTL, l'avocate des enfants de Delphine et Cédric Jubillar raconte la "violence" de la découverte des ossements

Malika Chmani, avocate des enfants du couple Jubillar, s'est exprimée sur RTL ce matin, au lendemain de la découverte d'ossements dans le Tarn, sur un site désigné par le peintre-plaquiste.

"C'est compliqué, ils ont une belle photo de leur maman dans leur chambre chacun, elle est souriante, pleine de vie, et là on parle d'ossements. C'est assez violent", poursuit le conseil sur RTL. "Qu'est-ce qui reste de maman ?", ont-ils notamment demandé. 

"un corps qui n'est pas enterré profondément" et recouvert de matières en décomposition (compost, lisier ou fumier) se décompose plus rapidement, selon le directeur de l'Institut de recherche criminelle

François Daoust, ancien directeur de l'institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN), invité de RTL Soir explique qu'"un corps qui n'est pas enterré profondément. et qui va avoir du compost, du lisier, du fumier sur lui, qui sont déjà de la matière en décomposition avec les cyanobactéries et la fermentation qui va monter en azote, qui va faire un engrais intéressant. Ça accélère la décomposition."

une partie du corps a disparu : plusieurs raisons évoquées sur rtl par l'ancien directeur de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale

François Daoust, ancien directeur de l'institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN), invité de RTL Soir explique qu'"une partie du corps a disparu pour plusieurs raisons. Ça peut être de la prédation, un sanglier qui passe [par exemple]. Mais ça peut être aussi, au regard de la configuration des lieux et surtout, De l'imagerie que l'on a depuis avec Google View du champ, il y avait un énorme tas de lisiers qui étaient à proximité, voire qui a servi à recouvrir en partie le corps."

L'autre piste évoquée est celle du matériel agricole qui aurait pu éparpiller le corps. "Et il est fort possible que pour l'épandage de plusieurs champs, Avec une pelleteuse, l'agriculteur a emporté une partie du corps qui a été dispersée sur un de ses champs, avec derrière tout ce qu'il y a de mécanique, de matériel agricole qui a complètement détruit et réduit à des petits morceaux osseux, mais sur plusieurs hectares".

pas d'autres fouilles prévues, et aucun autre champ identifié pour le moment

Une source proche de l’enquête indique à RTL qu’à ce stade il n’y a pas d’autres fouilles de prévues. Il n’y a pas d’autres champs identifié pour le moment qui aurait pu avoir été épandu avec le compost dans lequel a été caché le corps de Delphine Aussaguel.

les prochaines étapes des analyses

D'après la gendarmerie, les ossements retrouvés sont en cours d'analyse au laboratoire de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) à Pontoise, en région parisienne, afin d'établir s'il s'agit bien des restes de Delphine Jubillar.
Les résultats des analyses après la découverte des ossements devraient arriver "dans un délai relativement court", selon le commandant en second du groupement de gendarmerie du Tarn, Stépane Meyblum. 

Les gendarmes lèvent les barrages autour du site

Le colonel Jean-Michel Doose, commandant du groupement de gendarmerie du Tarn, confirme que les recherches "vont se terminer ce soir", et ne "devraient pas reprendre". Les gendarmes ont également commencé à lever les barrages autour du site des fouilles, qui se trouve au niveau d'un champ en lisière d'un bois à une dizaine de kilomètres du domicile des Jubillar. La route D600, qui avait été bloquée le temps des recherches, a été rouverte.

Le champ dans lequel des ossements ont été découverts le vendredi 17 juillet 2026 d'après les indications de Cédric Jubillar.

Crédit Image : Valentin Larquier/RTL

Les fouilles sont terminées

Selon les informations de notre correspondant sur place, les gendarmes ont quitté les lieux des fouilles, qui sont donc désormais terminées.

Les recherches du corps de Delphine Jubillar se terminent AUJOURD'HUI

Selon les informations de la gendarmerie, les recherches du corps de Delphine Jubillar se terminent aujourd'hui.

l'avocat de Cédric Jubillar raconte sur RTL comment son client a "dissimulé" le corps de Delphine

Des ossements pouvant être ceux de Delphine Jubillar ont été retrouvés dans le Tarn après les aveux de son mari, Cédric Jubillar. Sur RTL, son avocat Me Guy Debuisson décrit un geste commis dans la colère, puis la dissimulation du corps dans un monticule de terreau.

Le résultat des analyses attendu dans un délai relativement court

Après la découverte d'ossements, le résultat des analyses est attendu "dans un délai relativement court", a déclaré à des journalistes le lieutenant-colonel Stéphane Meyblum, commandant en second du groupement de gendarmerie du Tarn.

"IL a fait un trou avec les mains", explique me Debuisson

Voyant que Delphine n’était plus en vie, Cédric Jubillar aurait, selon son avocat, agi "dans un moment de panique".  "Il a organisé le départ de la maison pour que les enfants ne voient pas le cadavre de leur mère", ajoute-t-il. 


"Il a trouvé un monticule de terreau et là il a fait un trou avec les mains, il a dissimulé le corps, pas enterré", assure-t-il. 

"c'est le bouchon de la colère qui a sauté", raconte l'avocat de Jubillar

Invité sur RTL, Me Debuisson, l’avocat de Cédric Jubillar, explique les circonstances de la mort de Delphine. Il met en avant la thèse d’un drame sur fond de violences conjugales "réciproques".

"C'est un couple qui s'est dégradé avec des disputes de plus en plus fréquentes", indique-t-il. "Ce soir là malheureusement c'est le bouchon de la colère qui a sauté. Il y a eu des violences réciproques", ajoute-t-il. 

Sur RTL, l'avocat de la cousine de Delphine appelle à la prudence dans l’attente des expertises.

Après la découverte d’ossements lors de nouvelles fouilles dans l’affaire Delphine Jubillar, l’avocat de la cousine de la disparue appelle à la prudence dans l’attente des expertises. 

Invité de RTL Midi hier, Maître Philippe Pressecq estime aussi que les aveux de Cédric Jubillar relèvent d’une stratégie de défense à l’approche du procès en appel. ⬇️

Les recherches en cours dans le Tarn

Les recherches se poursuivent ce matin dans le Tarn. Selon RTL, trois tentes blanches et bleus sont dressées au milieu des champs. 
Plusieurs fourgons de gendarmerie sont toujours en place. Ils empêchent l'accès à la départementale D600. C'est le long de cette route que les premiers ossements ont été découverts hier matin sur les indications de Cédric Jubillar.

Une partie des ossements est arrivée au laboratoire de Pontoise

Une partie des ossements retrouvés hier sur le lieu des fouilles sont arrivés dès cette nuit à l'IRCGN à Pontoise (Val-d'Oise), d'après les informations de RTL. D'autres éléments doivent arriver ce matin par hélicoptère. 

Les différentes analyses doivent commencer dès ce matin au laboratoire, toujours selon les informations de RTL.

Les fouilles ont repris près d'Albi

Les enquêteurs ont repris ce matin dans le Tarn les fouilles à l'endroit où Cédric Jubillar affirme avoir enterré le corps de son épouse Delphine après l'avoir tuée en décembre 2020.

"Ça a été le choc" : sur RTL, l'avocate des enfants de Delphine et Cédric Jubillar raconte la "violence" de la découverte des ossements

Malika Chmani, avocate des enfants du couple Jubillar, s'est exprimée sur RTL ce matin, au lendemain de la découverte d'ossements dans le Tarn, sur un site désigné par le peintre-plaquiste.

"C'est compliqué, ils ont une belle photo de leur maman dans leur chambre chacun, elle est souriante, pleine de vie, et là on parle d'ossements. C'est assez violent", poursuit le conseil sur RTL. "Qu'est-ce qui reste de maman ?", ont-ils notamment demandé. 

L'avocate des deux enfants Jubillar invitée de RTL

Me Malika Chmani, avocate des deux enfants de Delphine et Cédric Jubillar, sera l'invitée de RTL ce matin. Elle sera face à Olivier Boy à 7h40.

"On repense à toutes ces années de recherche" : l'émotion des proches de Delphine

Le lieu des fouilles se situe à une quinzaine de kilomètres de Cagnac-les-Mines, où vivait la famille Jubillar. Les proches de Delphine réalisent qu'ils sont passés tout près pendant cinq ans.
"On repense à toutes ces années de recherche", confie Jérémy au micro de RTL, sous le choc. "Je revisionne toutes mes recherches et je constate que je ne suis pas passé très très loin", poursuit le quadragénaire, qui a cherché sans relâche le corps de Delphine depuis sa disparition.

Jérémy a ratissé des kilomètres autour du domicile du couple.


sur RTL, l'avocat des enfants Jubillar raconte la fin d'une attente interminable

Invité de RTL hier soir, Me Laurent Boguet raconte la difficulté d'annoncer à Louis et Eliyah, la découverte de la dépouille de leur mère. Il évoque un soulagement mêlé à une douleur intacte, et la possibilité d'engager un travail de deuil. ⬇️

"Un cas pas simple" pour la gendarmerie, qui va analyser les ossements

Identifier les ossements retrouvés dans le Tarn, qui pourraient être ceux de Delphine Jubillar, est "un cas de figure pas simple" pour l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie, souligne dans un entretien à l'AFP son directeur, avertissant que l'analyse pourrait "prendre du temps". 

Ces éléments doivent être acheminés vers le laboratoire de l'IRCGN, situé à Pontoise (Val-d'Oise), pour tenter de "confirmer de manière irréfutable" qu'il s'agit bien des restes de Delphine Jubillar grâce à "toute une série d'analyses, notamment des analyses génétiques" menée grâce à des "techniques de pointe", détaille le général. 

"On est vraiment sur un cas de figure pas simple", qui nécessite des analyses pouvant "prendre du temps", tempère le directeur de l'IRCGN, créé en 1987 et où travaillent un peu moins de 300 personnes, essentiellement des gendarmes. 

Des ossements "très abîmés" par leur long séjour dans la terre

D'après les informations de RTL, hier, les enquêteurs ont retrouvé des ossements partiels, uniquement du bas du corps à ce stade, "dont au moins un tibia". Ils sont "très abîmés" par leur long séjour dans la terre.

Les recherches vont se poursuivre ce matin autour du premier lieu de découverte pour tenter de retrouver d'autres parties du corps. Selon RTL, l'hypothèse privilégiée est l'intervention de prédateurs, qui ont pu contribuer à la dispersion des ossements.

une "émotion qui l'a dépassé"

Cédric Jubillar s'est "enferré dans un mensonge" qui l'a empêché d'avouer avoir tué son épouse, "lors d'un débordement émotionnel très fort", a déclaré l'avocat du peintre-plaquiste. 
"Il est revenu sur les circonstances du drame" qui a coûté la vie à l'infirmière de 33 ans à Cagnac-les-Mines en décembre 2020, et "sur les conditions dans lesquelles ce couple s'est dégradé, sur les tensions très fortes qu'il y avait de part et d'autre", toujours selon Me Debuisson. 

Cédric Jubillar a aussi évoqué "l'élément déclencheur qui a fait qu'à un moment donné, il a été inondé et submergé par une émotion qui l'a dépassé, extrêmement forte, et qui a provoqué un passage à l'acte irréfléchi", a poursuivi l'avocat. 



Des aveux devant la justice

Ces fouilles ont été déclenchées au lendemain d'une audition, mercredi, lors de laquelle "Cédric Jubillar a reconnu être à l'origine de la mort de Delphine Aussaguel et indiqué pouvoir orienter les enquêteurs pour localiser le corps", a indiqué le procureur général de la cour d'appel de Toulouse Nicolas Jacquet, dans un communiqué.  


Cette audition avait été sollicitée par les avocats du peintre-plaquiste de 38 ans, au lendemain du coup de tonnerre provoqué par la révélation le 6 juillet d'un courrier dans lequel il admettait pour la première fois sa "responsabilité" dans la mort de l'infirmière de 33 ans et mère de leurs deux enfants, qui s'apprêtait à le quitter et à refaire sa vie avec un autre homme. 

Des ossements retrouvés dans le Tarn

Bonjour à toutes et à tous pour ce nouveau direct consacré à l'affaire Jubillar. Hier, des ossements ont été retrouvés après des fouilles non loin de Cagnac-les-Mines. 

Selon les informations de RTL, Cédric Jubillar, présent sur les lieux, a indiqué où se trouvait précisément le corps de Delphine, son ancienne compagne disparue en 2020.

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