1 min de lecture Justice

Uber : un chauffeur poursuivi pour agression sexuelle relaxé

En janvier, le chauffeur avait pris en charge trois jeunes filles pour les conduire en boîte de nuit.

Une personne utilise l'application Uber à Paris (illustration)
Une personne utilise l'application Uber à Paris (illustration) Crédit : THOMAS OLIVA / AFP
Camille Kaelblen
Camille Kaelblen
et AFP

Le tribunal n'aura finalement pas suivi les réquisitions du ministère public. Un chauffeur Uber, qui comparaissait vendredi devant le tribunal correctionnel de Paris pour avoir agressé sexuellement une cliente en janvier 2015, a finalement été relaxé au bénéfice du doute. Le procureur avait requis deux ans de prison ferme.
Les faits remontent à janvier 2015. Le chauffeur, âgé de 30 ans, avait pris en charge une jeune femme de 24 ans et deux de ses amies pour les conduire en boîte de nuit, au centre de Paris. Selon les déclarations que la victime a faites aux policiers lors de l'enquête, le chauffeur aurait déposé vers 1h30 du matin ses deux amies. Il aurait ensuite redémarré alors qu'elle était toujours dans le véhicule, lui expliquant qu'il allait se garer plus loin. La jeune femme, absente à l'audience, a ajouté qu'il l'aurait ensuite violenté, en la forçant à toucher son sexe, et en lui saisissant la nuque pour la forcer à lui faire une fellation.

Des "carences dans le dossier"

Le prévenu a cependant nié les faits. "Je les ai déposées toutes les trois devant la discothèque et je suis reparti", a-t-il expliqué au tribunal. Selon les éléments de l'enquête, l'homme aurait ensuite rappelé deux fois la jeune femme, "pour vérifier que le compteur était bien arrêté, car il y a souvent des problèmes de géolocalisation avec Uber", a-t-il expliqué à la barre.

Il a ajouté que les trois jeunes femmes étaient "alcoolisées" et qu'elles "buvaient même pendant le trajet". La victime lui aurait même dit qu'il était "mignon", avant de lui proposer de venir avec elles en boîte de nuit, proposition qu'il aurait refusée. Malgré quelques incohérences entre les déclarations de la victime et d'une de ses amies, le procureur a estimé qu'il ne s'agissait pas d'"un complot ourdi par une bande de copines". Le prévenu a été relaxé au bénéfice du doute. 

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