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Tempête Miguel : le témoignage bouleversant d'un rescapé du naufrage aux Sables-d'Olonne

TÉMOIGNAGE - "On savait qu'on allait se noyer", raconte un des quatres sauveteurs en mer rescapés du naufrage aux Sables-d'Olonne. Trois autres membres de l'équipage ont perdu la vie.

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Tempête Miguel : le témoignage bouleversant d'un rescapé du SNSM Crédit Image : Sebastien SALOM-GOMIS / AFP | Crédit Média : Nicolas Bauby / RTL | Durée : | Date :
Nicolas Bauby, le correspondant RTL, en plein reportage
Nicolas Bauby édité par William Vuillez

Vendredi, lors d'une opération en mer, trois sauveteurs du SNSM, âgés de 28, 51 et 55 ans ont perdu la vie après le chavirage de leur vedette, sortie en pleine tempête porter assistance à un bateau de pêche en difficulté. Quatre de leur collègues sont parvenus à regagner la côte à la nage.


"Tout s'est déroulé comme cela devait se dérouler. Sauf qu'à un moment, les carreaux ont implosé. Nos 3 camarades n'ont pas eu la même étoile que nous. Parce que nous, on a eu une putain d'étoile", témoigne plein d'émotion David Boisseau l'un des rescapés. "Aujourd'hui le plus important, c'est pour nos trois copains. Il y a très longtemps qu'on se connait.", a-t-il ajouté.

Quand à la situation au moment du naufrage, "je ne laisserai personne remettre en cause une fausse manœuvre de notre part, parce que tout le monde à bord est resté d'un froid glaciale pendant toute la manœuvre sans jamais remettre en cause la décision de l'ensemble des naviguants à bord", explique David. 

"On savait qu'on allait se noyer"

Une fois à l'eau, David et 3 autres sauveteurs, ont essayé de regagner la côte à la nage. Mais ce jour là, au large des Sables d'Olonne, "il y avait des murs d'eau de 6 à 8 mètres en série" explique le sauveteur.

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"Le résultat final pour nous est catastrophique. De toute façon, on savait qu'on allait se noyer, qu'on ne pouvait pas aller à la côte. La mer était trop formée. On était très serein malgré tout, on savait que les pompiers allaient arriver et nous masser".

Pour David à ce moment là, le but était "de se rapprocher le plus près de la côte, pour passer le moins de temps noyé", explique-t-il.

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