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Réautorisation des pesticides, méga-bassines… Pourquoi la loi d’urgence agricole divise jusqu’au sein du gouvernement

Un accord a été trouvé ce jeudi 16 juillet en commission mixte paritaire (CMP) sur la loi d’urgence agricole, censée répondre à la colère des agriculteurs. Mais le compromis, qui prévoit notamment la réintroduction encadrée de deux pesticides et une refonte de la gouvernance de l’eau, provoque de fortes divisions politiques. Son adoption à l’Assemblée nationale lundi 20 juillet est loin d’être acquise.

L'Assemblée nationale, le 13 mai 2026

Crédit : Thomas SAMSON / AFP

Arthur Bellier

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Le compromis trouvé en commission mixte paritaire sur la loi d’urgence agricole relance les tensions, y compris dans les rangs du gouvernement.

Sept députés et sept sénateurs sont parvenus à un accord en commission mixte paritaire sur la loi d’urgence agricole, élaborée pour répondre à la crise traversée par le monde agricole. Le texte prévoit notamment la réautorisation de deux pesticides jugés nocifs, à condition d’obtenir une dérogation de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses).

Autre mesure sensible : une refonte de la gouvernance de l’eau, qui renforce le poids des agriculteurs dans les décisions. Pour ses détracteurs, cette évolution pourrait notamment favoriser le développement des méga-bassines.

Une version que le gouvernement voulait éviter

Cette version est pourtant celle que l’exécutif espérait ne pas voir émerger. Majoritaires au sein de la CMP, la droite et le bloc central ont imposé plusieurs dispositions contestées.

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Matignon avait mis en garde dans la matinée contre le risque qu’une ou deux mesures controversées retardent l’ensemble d’un texte attendu par les agriculteurs. Au ministère de la Transition écologique, le compromis est même jugé "inacceptable", tant il est perçu comme un recul sur les enjeux environnementaux.

Une adoption incertaine à l’Assemblée

La gauche a d’ores et déjà annoncé qu’elle voterait contre le texte lors de son examen lundi à l’Assemblée nationale. Une partie des députés macronistes, mal à l’aise avec certains arbitrages, pourrait également s’y opposer.

Si le texte était rejeté, la loi d’urgence agricole repartirait en navette parlementaire entre l’Assemblée et le Sénat. Son adoption définitive pourrait alors être repoussée au début de l’année 2027.

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