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Aveux de Cédric Jubillar : un procès en appel peut-il encore avoir lieu en septembre ?

Après les aveux de Cédric Jubillar, ses avocats ont assuré lors d'une conférence de presse que leur client était prêt à coopérer avec la justice. Mais ces déclarations pourraient nécessiter un supplément d’information et repousser le procès en appel.

L'avocat Me Pierre Dubuisson et son client Cédric Jubillar en vue du procès en appel pour le meurtre de Delphine Jubillar.

Crédit : AFP

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Cindy Hubert

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Le procès en appel de Cédric Jubillar, prévu à partir du 21 septembre à Toulouse, se tiendra-t-il comme prévu ? La question se pose désormais avec insistance après le revirement spectaculaire du peintre-plaquiste, qui reconnaît aujourd’hui être responsable de la mort de son épouse Delphine, disparue dans le Tarn en décembre 2020, six ans après les faits.

Condamné en octobre 2025 à 30 ans de réclusion criminelle, Cédric Jubillar a adressé une lettre manuscrite à son avocat, Me Pierre Debuisson, avant que ses conseils ne détaillent ces aveux lors d’une conférence de presse organisée ce lundi 6 juillet. Selon l’avocat, son client lui a confié il y a quelques semaines : "Écoutez Maître… Il faut que je vous dise la vérité, c’est moi. C’est moi qui suis à l’origine de la disparition de ma femme."

Me Pierre Debuisson a expliqué que Cédric Jubillar décrit un couple qui s’était "dégradé inexorablement depuis plusieurs mois", marqué par des tensions croissantes. Une nouvelle dispute conjugale aurait alors dégénéré. "Quand il a réalisé ce qu’il avait fait, il a tout de suite pensé à ses enfants. Il n’a pas voulu leur infliger cette vision de ce corps inanimé de leur mère. Il a pris la décision de déplacer le corps", a rapporté son avocat.

Cependant, dans son courrier, l'inculpé donne seulement "quelques précisions mais pas beaucoup de détails", selon Me Pierre Debuisson. Son client devrait fournir davantage d’explications lors d’une future audition devant les magistrats.

Pourquoi le procès en appel pourrait être reporté

Ces aveux ne suffisent toutefois pas, en l’état, à modifier officiellement le dossier judiciaire. Ils n’ont aujourd’hui aucune valeur juridique tant que Cédric Jubillar n’a pas été entendu par un magistrat et que ses déclarations n’ont pas été consignées dans un procès-verbal.

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Or, l’enquête est close. Seule la présidente de la cour d’assises chargée du procès en appel peut désormais ordonner un supplément d’information. Elle pourrait décider de nouvelles auditions, de recherches sur le terrain ou encore d’expertises si le corps venait à être retrouvé.

Dans ces conditions, la tenue du procès fin septembre apparaît de plus en plus incertaine. "C’est impossible, ce serait grotesque", a estimé Me Pierre Debuisson. Son père, Me Guy Debuisson, juge lui aussi indispensable d’entendre à nouveau son client et de mener de nouvelles investigations avant d’ouvrir les débats.

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