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Seine-et-Marne : un entrepôt d'entreprise saccagé par des centaines de squatteurs

De plus en plus de locaux d'entreprises sont occupés par des squatteurs. À Émerainville en Seine-et-Marne, un entrepôt a été totalement saccagé après avoir été squatté durant 9 mois.

Logo de la police nationale (illustration).
Logo de la police nationale (illustration).
Crédit : Bertrand GUAY / AFP
De plus en plus de locaux d'entreprises occupés par des squatteurs
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Nerissa Hemani - édité par William Vuillez

C'est un phénomène dont sont victimes de nombreux chefs d'entreprises, notamment en Île-de-France : le squat de leurs locaux. Ce sont des bureaux, parfois des hangars non-occupés, situés dans des zones industrielles difficiles à surveiller et donc particulièrement exposés. À Émerainville en Seine-et-Marne, un entrepôt a été totalement saccagé après avoir été squatté durant 9 mois. 

Un énorme cadenas bloque désormais la porte de cet entrepôt. À l'intérieur, plus de squatteurs, mais des montagnes de déchets éparpillés. "Il y avait près de 200 petites cabanes. Ils avaient tous leurs matelas, gazinières, frigo. Tout ce qui reste c'est vraiment les déchets", nous explique Raoul Antunes, propriétaire des lieux. 

"Là il reste une caravane, des canapés, des meubles, des matelas. J'ai eu un devis de 250.000 euros pour tout évacuer", dit ce patron d'une entreprise de climatisation.

9 mois pour les déloger

Raoul a acheté ces locaux en 2020 mais un mois avant d'emménager, 400 squatteurs se sont installés. Il aura fallu 9 mois à la préfecture pour faire évacuer le site, car les occupants devaient d'abord être relogés. Un délai trop long pour Raoul qui a décidé de porter plainte contre l'État. 

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"Ils ont géré les gens, ils ont évacué, c'est bien. Je pensais qu'une fois partis, la préfecture allait envoyer une entreprise ou deux ici pour remettre mon bâtiment comme il était, sans rien. Mais non, finalement on a appris que la préfecture a dit que c'était à moi de me débrouiller. On ne peut rien faire", dit-il. Dans ces cas là, impossible de faire payer les dégâts aux squatteurs qui bien souvent sont insolvables. 

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