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Salim Benghalem : le procès de l'un des jihadistes français les plus recherchés débute ce mardi

REPLAY / PORTRAIT - Absent à son procès, Salim Benghalem, l'un des terroristes les plus recherchés, serait en Syrie, où il serait geôlier et bourreau de Daesh.

Julien Sellier RTL Petit Matin Julien Sellier iTunes RSS
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Salim Benghalem : le procès de l'un des jihadistes français les plus recherché débute ce mardi Crédit Média : RTL | Durée : | Date : La page de l'émission
Édouard Nguyen

Le procès de Salim Benghalem s'ouvre ce mardi 1er décembre 2015 à Paris. Il est un jihadiste français, âgé de 35 ans et a été déclaré mort à plusieurs reprises. Mais il serait en fait vivant et travaillerait pour Daesh en Syrie. Début octobre, il aurait été la cible d'un bombardement français à Raqqa. Il serait l'un des jihadistes français les plus dangereux, partis faire en Irak et en Syrie. En 2013 et 2014, Salim Benghalem opérait dans une filière d'acheminement de candidats au jihad. Il est inscrit sur la liste des terroristes les plus recherchés, la liste noire, par les États-Unis depuis septembre 2014.

En 2007, alors âgé de 26 ans, il passe devant les assises du Val-de-Marne, pour un assassinat lors d'un règlement de comptes entre cités en 2001. Il se repent de sa "totale erreur". En détention, il se conduit bien. L'avocat général réclame 18 ans de réclusion, il en prend onze et sera libéré en 2010. C'est en prison, qu'il a été pris en main par des membres du groupe des Buttes-Chaumont, les pionniers du jihad. Le délinquant se radicalise et part au Yémen en 2011. Ses compagnons de voyage de l'époque sont les frères Kouachi.

Il croise Mehdi Nemmouche

Début 2013, Benghalem débarque en Syrie et prend rapidement de l'envergure. Il est blessé, à la jambe, au combat mais se démène pour faire venir des jihadistes français. Il se fait enrôler dans la police islamique, participe à des interrogatoires et croise Mehdi Nemmouche, le futur auteur de l'attentat contre le musée juif de Bruxelles. 

Son ascension dans les rangs islamiques lui vaut de faire partie d'une liste de dix "voyageurs", le surnoms des jihadites étrangers, sélectionnés pour commettre des attentats. Un rôle confirmé par sa femme qui affirme à la police que s'il rentre, ça sera pour faire un attentat avec un maximum de dégâts. Dans ses échanges il est même très précis : "ce qui est préconisé maintenant, dit-il, ce ne sont plus les bombes, ce sont les tueries en série". Nous sommes alors en 2013 et Benghalem depuis son refuge syrien trace déjà les contours des futurs attentats.

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