2 min de lecture Justice

Rixe mortelle entre bandes rivales à Villeneuve-sur-Lot : début du procès

Cinq hommes sont jugés à partir de ce lundi pour la mort d'un jeune de 20 ans pris à partie malgré lui lors d'une rixe entre bandes rivales à Villeneuve-sur-Lot, en janvier 2011.

Vue d'un tribunal (image d'illustration)
Vue d'un tribunal (image d'illustration) Crédit : AFP
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La rédaction numérique de RTL
et AFP

Les faits s'étaient produits dans la nuit du 28 au 29 janvier 2011 à Villeneuve-sur-Lot. Après des échauffourées avec des policiers, un groupe de Villenevois avait pris à partie des jeunes d'Agen. La rixe, à laquelle avaient pris part une vingtaine de personnes, avait duré plusieurs heures, semant la confusion dans les rues de cette ville de 23.000 habitants.

Le procès s'est ouvert vers 10h, avant d'être suspendu une trentaine de minutes plus tard à la suite d'un malaise du principal accusé, un Agenais de 23 ans, seul à comparaître détenu. Ce lundi matin, les abords de la Cour d'assises d'Agen avaient été sécurisés, par crainte d'éventuels débordements.

Vive émotion à Villeneuve

Il est soupçonné d'avoir donné un coup de mortel à la victime. Sortant d'un café, un jeune de 20 ans, Kamal El Garmaoui, avait été pris en chasse par plusieurs personnes qui pensaient, à tort, qu'il avait pris part aux échauffourée. Souffrant d'asthme, Kamel avait finalement été rattrapé par ses agresseurs qui s'étaient déchaînés contre lui. L'un d'entre eux lui avait porté un coup de couteau de boucher, qui s'avèrera mortel, dans l'artère fémorale.

La mort du jeune homme avait suscité une vive émotion à Villeneuve. Ses proches avaient rapidement appelé au calme. Une marche blanche, réunissant plusieurs centaines de personnes, avait eu lieu dans la cité le lendemain du drame.

Jusqu'à 20 ans de prison

Les cinq hommes mis en cause sont jugés pour "coups mortels sans intention de donner la mort en bande organisée". Ils encourent 20 ans de réclusion. L'accusé principal a reconnu être l'auteur du coup de couteau. Ses complices réfutent d'avoir eu recours à la violence.

Les débats se tiennent devant les assises des mineurs, des protagonistes n'étant pas majeurs au moment des faits. Le huis clos, un temps évoqué, n'a finalement pas été retenu. L'audience sera publique. La famille de la victime est défendue par Me Gilbert Collard, qui devrait être présent à partir de jeudi. 

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