2 min de lecture Santé

Rachel Lambert : "Que la liberté de Vincent n'empiète pas sur celle des autres"

INVITÉE RTL - La compagne de Vincent Lambert réagit à la décision de la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) qui a validé vendredi l'arrêt des soins à son mari.

Thomas Sotto RTL Soir Thomas Sotto iTunes RSS
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Rachel Lambert : "Que la liberté de Vincent n'empiète pas sur celle des autres" Crédit Image : AFP | Crédit Média : Marc-Olivier Fogiel | Durée : | Date : La page de l'émission
Benjamin Hue
Benjamin Hue
Journaliste RTL

Depuis de longs mois, elle se bat pour que son mari soit libéré de ses souffrances. "Bouleversée" par la décision de la Cour européenne des droits de l'Homme, qui a validé vendredi l'analyse du Conseil d'État, qui avait autorisé, il y a un an, à mettre fin au traitement de Vincent Lambert, dans le cadre de la loi Leonetti, Rachel Lambert avait demandé du temps pour réagir, estimant qu'il n'y avait alors ni "soulagement", ni "joie à exprimer". Deux jours après, elle affirme au micro de RTL être "encore sous le coup de cette décision". "On l'attendait depuis maintenant presque un an. La tension ne descend pas en 48 heures. Je n'ai aucune joie à exprimer, seulement le réconfort que Vincent soit respecté dans sa liberté", explique-t-elle.

Depuis un accident de la route en 2008 qui l'a laissé dans un état végétatif avec des lésions cérébrales irréversibles, le cas de Vincent Lambert divise sa propre famille. Sa mère, Viviane, catholique pratiquante de 70 ans, a déclenché la guerre judiciaire contre l'équipe médicale et Rachel Lambert. Pour elle, Vincent Lambert n'est pas en fin de vie et l'aider à mourir en arrêtant les soins s'apparenterait à une euthanasie déguisée. Sa femme, Rachel Lambert, défend une vision opposée et explique qu'il aurait lui-même souhaité partir dignement.

Aujourd'hui, elle "ne sait pas si ça s'arrêtera". "L'avenir nous le dira. Mais qu'il s'agisse de se projeter soit dans la multiplication des procédures judiciaires soit dans le laisser-partir de Vincent, il y aura de la douleur dans tous les cas", confie-t-elle. "Le seul message que j'aurais envie de faire passer c'est que la liberté de Vincent n'empiète pas sur celle des autres et qu'il ne soit pas pris en étendard de quelque façon que ce soit par un courant de pensée, ajoute-t-elle. Je comprends bien que ce débat puisse être passionnel et que chacun puisse avoir une opinion et une empathie mais ça n'arroge pas le droit à la calomnie et encore moins à l'insulte. Ni même au jugement de valeur sur l'amour qu'on peut porter à sa famille".

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