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Procès Kabou : la mère parle pour la première fois de sa fille, Adélaïde

REPORTAGE - Au deuxième jour de son procès, Fabienne Kabou a parlé de sa fille, Adélaïde, laissée sur la plage, à marée montante, en 2013.

RTL Midi -  Christelle Rebière RTL Midi Christelle Rebière iTunes RSS
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Procès Kabou : la mère parle pour la première fois de sa fille, Adélaïde Crédit Image : BENOIT PEYRUCQ / AFP | Crédit Média : Cindy Hubert | Durée : | Date : La page de l'émission
Cindy Hubert Journaliste RTL

Le procès de Fabienne Kabou se poursuit devant la Cour d'assises de Saint-Omer jusqu'au 24 juin. Cette femme de 39 ans est jugée pour avoir abandonné à la mort sa petite fille de 15 mois sur une plage de Berck-sur-Mer, par marée montante, en novembre 2013. Après avoir évoqué sa personnalité lundi, la journée de mardi est consacrée au témoignage de l'accusée. Sa fille s'appelait Adélaïde et il aura fallu attendre le deuxième jour du procès pour que le prénom de cet enfant fantôme soit prononcé devant la Cour d'assise du Pas-de-Calais. 

Sa mère, Fabienne Kabou, a dû parler de son enfant, de sa grossesse et de ses 15 mois passés avec son bébé. Et dans le box, la petite Adélaïde semble revivre sous les yeux de Fabienne Kabou. La petite fille aimait le chocolat, commençait à parler et courait un peu partout dans la maison. Le visage de Fabienne Kabou s'illumine mais son ton reste glacial. "En fait, elle m'a rendu vivante", lâche-t-elle.

Si je ne voulais pas d’Adélaïde, je ne l'aurais pas porté pendant 9 mois.

Fabienne Kabou
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Pourtant, Adélaïde n'est pas désirée. Fabienne Kabou n'en parle qu'à son compagnon, également père de la petite fille. "C'est d'ailleurs le seul être humain que j'ai croisé pendant toute ma grossesse puis pendant les 15 mois après la naissance", explique l'accusée. La femme vit recluse, ne sort pas et s'enferme dans des mensonges. Elle accouche seule, sans suivi médical et, à la naissance d'Adélaïde, elle décide de ne pas la déclarer. Le compagnon de Fabienne Kabou parle de crèche, de bébé-nageur et de couffin à acheter. Elle, prétend que sa mère va s'occuper de la petite pendant un temps au Sénégal. 

En réalité, sa mère ne sait même pas qu'Adélaïde existe. "J'étais au pied du mur mais je l'ai aimée, vous savez", explique à la barre Fabienne Kabou, qui finit par craquer. "Si je ne voulais pas d’Adélaïde, je ne l'aurais pas portée pendant 9 mois. J'aurais pu la déposer devant une église, comme dans les films. J'aurais eu mille et une possibilités plutôt que de la noyer".

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