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Procès du 13-novembre : Salah Abdeslam explique les raisons des attaques

Le principal accusé dans le "procès du siècle" a indiqué que les attaques contre la France, le 13 novembre 2015, étaient une réponse aux bombardements envers l'État islamique.

Un convoi de policiers impressionnant est déployé pour les sorties de Salah Abdeslam.
Un convoi de policiers impressionnant est déployé pour les sorties de Salah Abdeslam.
Crédit : MATTHIEU ALEXANDRE / AFP
Charlotte Diry & AFP

Ce mercredi 15 septembre, lors du procès des attentats du 13 novembre 2015, Salah Abdeslam a été entendu concernant les motivations qui ont amené l'accusé et les autres terroristes à effectuer leur raid meurtrier sur Paris et le Stade de France.

Salah Abdeslam, principal accusé du procès des attentats du 13 novembre 2015, a déclaré lors de l'ouverture de l'audience mercredi, à Paris : "On a attaqué la France, visé la population, des civils, mais il n'y avait rien de personnel".

"Le but n'est pas de remuer le couteau dans la plaie mais d'être sincère", a ajouté Salah Abdeslam, seul survivant à être jugé au cours de ce procès qui a débuté le 8 septembre dernier. C'est d'un ton calme, que celui-ci a ajouté, que les attentats étaient une réponse aux "bombardements français sur l'État islamique". 

Le président de la cour d'assises spéciale a donné la parole à chacun des 14 accusés présents afin qu'ils fassent une "déclaration spontanée", "succincte", sur les faits qui leur sont reprochés. Un silence de plomb régnait dans la grande salle d'audience pendant que les accusés parlaient tour à tour au micro. 

Salah Abdeslam, dernier à prendre la parole

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Salah Abdeslam, seul membre encore en vie des commandos qui ont fait 130 morts et des centaines de blessés à Saint-Denis et Paris, a pris la parole en dernier. "Bonjour à tous. Par quoi commencer ?", a-t-il dit, d'une voix posée, contrastant avec ses éclats de voix les premiers jours d'audience. Masque noir baissé sur sa barbe garnie, t-shirt sombre et veste polaire foncée sur le dos, Salah Abdeslam s'est exprimé pendant environ cinq minutes, pour affirmer que les "terroristes, jihadistes, radicalisés" auxquels on avait pu se référer pendant l'audience étaient en fait "des musulmans". "Il s'agit de l'Islam authentique", a-t-il soutenu. 

Le minimum, c'est de dire la vérité, on dit souvent que je suis provocateur, mais ce n'est pas vrai, je veux être sincère

Salah Abdeslam

"François Hollande a dit que nous avons combattu la France à cause de ses valeurs, mais c'est un mensonge", a-t-il ajouté, blâmant les "avions français qui ont bombardé l'État islamique, les hommes, les femmes, les enfants". "François Hollande savait les risques qu'il prenait en attaquant l'État islamique en Syrie", a-t-il continué. 

"Le minimum, c'est de dire la vérité, on dit souvent que je suis provocateur, mais ce n'est pas vrai, je veux être sincère", a aussi déclaré Salah Abdeslam, assurant que "le but n'est pas de blesser". Sur les bancs des parties civiles, certains se sont mis à pleurer, d'autres se soutenaient les uns les autres, d'autres encore sont restés prostrés, semblant accuser le coup. 

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