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Procès des leaders présumés de la DZ Mafia : entre retards, insultes et "défaillances", dernière ligne droite d'une procédure chaotique

Après de nombreux retards liés à des incidents survenus tout au long du procès des leaders présumés de la DZ Mafia, le verdict devrait enfin être rendu à la fin du week-end.

Une salle d'audience d'un tribunal (illustration)

Crédit : Thomas COEX / AFP

Retards, défaillances... Au procès de la DZ Mafia, dernière ligne droite d'une procédure chaotique

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Etienne Baudu & Laurène Rocheteau

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Bientôt la fin d'un procès qui n'en finit plus. Les réquisitions sont attendues ce samedi 11 avril dans le procès des leaders présumés de la DZ Mafia, jugés à Aix-en-Provence pour un double-assassinat lié au narcotrafic à Marseille. Un procès qui oppose notamment d'un côté des meneurs présumés, de l'autre l'informateur, qui a parlé aux policiers. 

Mais alors que le procès devait s'achever vendredi 10 avril, le jugement ne devrait finalement être rendu que dans la nuit de dimanche à lundi. En cause : les nombreux retards accumulés en raison de plusieurs incidents survenus depuis le début du procès, le 23 mars dernier. Dès les premiers jours, les suspensions d'audience se sont enchaînées, les accusés ont quitté leur box et leurs avocats leur banc, alors que la principale enquêtrice s'est faite porter pâle. 

De vifs accrochages ponctués d'insultes ont également marqué les audiences, des invectives ont aussi éclaté entre les accusés et une partie civile, tandis qu'une nouvelle suspension a eu lieu ce samedi matin après une prise de bec entre une avocate et la présidente du tribunal. 

Des "défaillances graves" dans l'enquête ?

Autant d'éléments qui ont repoussé les plaidoiries à ce week-end. Ce samedi avait lieu l'interrogatoire de fond de Gabriel Ory, qui clame son innocence, tout comme le reste des accusés. Cette fois-ci, ce sont des défaillances dans la procédure qui ont été pointées du doigt lors de l'audience. 

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"Ces défaillances graves ne permettent absolument pas de démontrer la culpabilité de Gabriel Ory. En revanche, il y a beaucoup de pistes inexploitées dans l'enquête contre l'informateur. Tout porte à croire que c'est l'informateur qui est en réalité le coupable", déclare l'avocate de Gabriel Ory, maître Christine d'Arrigo. 

Parmi les six accusés de ce procès, Amine Oualane, désigné par la police comme l'un des fondateurs présumés de la DZ Mafia, est jugé uniquement pour association de malfaiteurs en récidive, accusé d'avoir, depuis la prison, mis en relation Farid Tir, l'une des deux victimes, avec son ami d'enfance Gaby Ory pour le livrer à un commando de tueurs.

Sans nouveau contre-temps, les réquisitions devraient avoir lieu ce samedi soir, tandis que les plaidoiries de la défense sont attendues demain, avant un verdict pour la fin du week-end. 

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