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Pourquoi l'alerte enlèvement fonctionne mieux que les appels à témoins

REPLAY / ÉCLAIRAGE - Un garçon de 4 ans qui a été enlevé à Rennes a pu être retrouvé grâce à la mise en place de l'alerte enlèvement.

Le plan alerte enlèvement existe depuis 2006 (illustration).
Le plan alerte enlèvement existe depuis 2006 (illustration).
Crédit : THOMAS COEX / AFP
Pourquoi l'alerte enlèvement fonctionne mieux que les appels à témoins ?
01:11
micros
La rédaction numérique de RTL

Rifki, un enfant de 4 ans, a été enlevé samedi 15 août à Rennes. Le lendemain, l'alerte enlèvement a été déclenchée dans toute la France et a permis de retrouver quelques heures plus tard le petit garçon. Des descriptifs très détaillés de l'enfant et du suspect ont été diffusés dans les médias et les lieux publics. C'est la seizième fois que cette procédure est déclenchée depuis 2005. La France a copié le modèle américain et à chaque fois, c'est une réussite. L'alerte enlèvement marche tandis que les appels à témoins sont à la peine. Pourquoi cette différence ?

Un message diffusé dans toute la France

Elle tient d'abord au caractère massif du dispositif. À la différence de l'appel à témoins classique, souvent cantonné à un département ou à une région, l'alerte enlèvement touche l'ensemble du territoire

C'est une décision qui n'est pas simple à prendre pour le procureur de la République

Olivier Pedro-Jose, porte-parole du ministère de la Justice

Durant au moins trois heures, la soixantaine de partenaires, médias, associations, sociétés d'autoroute, s'oblige à diffuser régulièrement le message. Une décision lourde, qui relève du procureur de la République, comme le rappelle Olivier Pedro-Jose, porte-parole du ministère de la Justice : "C'est le procureur de la République qui décide. Il peut être en possession des critères et ne pas déclencher d'alerte enlèvement, s'il juge que ce message massif pourrait faire courir un risque supplémentaire à l'enfant. C'est une décision qui n'est pas simple à prendre".

Depuis 2006, il est arrivé que l'on renonce à déclencher ce plan, confie un haut magistrat. Mais cette prudence explique aussi son taux de réussite si élevé.

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