1 min de lecture Justice

Portraits de Macron décrochés à Paris : 500 euros d'amende pour 8 militants écologistes

En février dernier, les prévenus avaient décroché des portraits du chef de l'État dans des mairies d'arrondissement de la capitale.

Une militante écologiste retire le portrait d'Emmanuel Macron de la salle du conseil municipal de la mairie de Saint-Sébastien-sur-Loire (Loire-Atlantique) le 4 mars 2019.
Une militante écologiste retire le portrait d'Emmanuel Macron de la salle du conseil municipal de la mairie de Saint-Sébastien-sur-Loire (Loire-Atlantique) le 4 mars 2019. Crédit : LOIC VENANCE / AFP
Léa Stassinet
Léa Stassinet
et AFP

Les huit militants écologistes jugés ce mercredi 16 octobre  à Paris ont reconnu les faits. Ces derniers ont été commis lors de trois actions les 21 et 28 février, dans les mairies des Ve, mais aussi IIIe et IVe arrondissements et dans le cadre d'une campagne nationale "Décrochons Macron", menée par le mouvement Action non-violente COP21 (ANV-COP21).

Les prévenus avaient décroché des portraits d'Emmanuel Marcon en quelques minutes, "à visage découvert" et "sans dégradation". Ils avaient expliqué avoir agi par "devoir moral" et parce qu'ils n'avaient "d'autre choix" que la "désobéissance civile non-violente", face à "la menace" du réchauffement climatique et "l'inaction" du gouvernement en la matière.

Pour cela, le tribunal correctionnel de Paris vient de les condamner à 500 euros d'amende chacun. La juge unique a considéré que "l'état de nécessité", invoqué il y a un mois à Lyon pour relaxer deux décrocheurs, n'était "pas constitué", et a reconnu coupables ces huit activistes âgés de 23 à 36 ans de "vol en réunion". 

Ils feront appel

Le 11 septembre le parquet de Paris avait requis des peines d'amende de 1.000 euros, dont 500 euros avec sursis, à l'encontre des huit prévenus, au casier judiciaire vierge.

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La même peine avait été demandée contre un vidéaste de 29 ans, du média associatif "Partager c'est sympa", présent le 21 février lors d'une action de décrochage dans la mairie du Ve arrondissement de Paris, "à 100% pour (la) filmer, pas y participer", avait-il assuré à la barre. Le tribunal l'a relaxé.

Quant aux huit militants condamnés, ils ont immédiatement annoncé qu'ils allaient faire appel. 

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