1. Accueil
  2. Actu
  3. Justice et faits divers
  4. Portique écotaxe détruit dans le Finistère : 3 mois avec sursis pour 7 prévenus
2 min de lecture

Portique écotaxe détruit dans le Finistère : 3 mois avec sursis pour 7 prévenus

Sept personnes poursuivies pour avoir détruit un portique écotaxe à Guiclan (Finistère) en août 2013 ont écopé de trois mois de prison avec sursis.

Un camion passe en-dessous d'un portique écotaxe endommagé, le 6 mars 2014 à Montauban-de-Bretagne (archives)
Un camion passe en-dessous d'un portique écotaxe endommagé, le 6 mars 2014 à Montauban-de-Bretagne (archives)
Crédit : AFP / FRANK PERRY
La rédaction numérique de RTL & AFP

Le parquet avait requis le 30 octobre une relaxe et des peines de trois à quatre mois d'emprisonnement avec sursis. Les sept prévenus --six hommes, exploitants agricoles, et une femme, salariée agricole--ont finalement été condamnés à trois mois de prison avec sursis ce lundi 1er décembre pour avoir détruit le portique écotaxe de Guiclan (Finistère) en août 2013.

Ils ont également été condamnés à verser un euro de dommages et intérêts chacun à la société Ecomouv, qui devait se charger de mettre en oeuvre et de collecter cette taxe sur les poids lourds. En revanche, la constitution en tant que partie civile de l'État a été déclarée irrecevable car il n'a pas pu démontrer sa qualité de propriétaire du portique.

Premier portique détruit

Les sept prévenus avaient été aperçus tenant la bâche sous laquelle opéraient ceux qui ont déboulonné et découpé les piliers du portique, en août 2013, le premier d'une longue série. Tous ont affirmé qu'ils ne savaient pas ce que faisaient les personnes dissimulées sous la bâche.

"Les citoyens ont recadré l'action gouvernementale et le gouvernement a reculé, c'est l'aspect positif. On est condamnés mais je vais au-delà de ça, on était là pour manifester contre l'écotaxe, pas pour détruire le portique", a réagi Thierry Quéré, l'un des sept prévenus condamnés.

L'écotaxe abandonnée en octobre

À lire aussi

"Tout ce mouvement de l'extrême Ouest a permis de faire en sorte que l'écotaxe ne soit pas appliquée, ce jugement tombera vite dans les oubliettes", a estimé Me Christian Bergot, l'avocat des sept personnes inculpées. "On a tiré sur des lampistes, l'État n'est même pas capable de prouver sa propriété sur le portique", a-t-il ajouté.

D'autres portiques avaient par la suite été détruits ou endommagés dans la région, l'écotaxe cristallisant la colère des Bretons confrontés à des restructurations et des plans sociaux, notamment dans l'agroalimentaire. Le principe de l'écotaxe, devenu ensuite "péage de transit poids lourds", a finalement été abandonné début octobre 2014.

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/