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Piratage des impôts : un membre présumé du groupe de hackers "ZeroBytes" mis en examen et écroué

Les enquêtes ouvertes après plusieurs cyberattaques menées cet été ont conduit à l'interpellation de deux suspects en août. Parmi les cibles, la Direction générale des finances publiques, dont le piratage a concerné 678.000 personnes selon le fisc.

Une personne face à son clavier d'ordinateur (illustration)

Crédit : zan X JsI / Unsplash

La rédaction numérique de RTL

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Un homme de 18 ans, soupçonné d'appartenir au groupe de hackers "Zerobytes" et d'avoir participé notamment à la cyberattaque contre la Direction générale des finances publiques, a été mis en examen et placé en détention provisoire, a indiqué le parquet de Paris à RTL, confirmant une information de FranceInfo. 

Interpellé le 18 août en région parisienne, ce suspect, né en janvier 2008, est présenté par le parquet comme l'un des auteurs présumés des attaques revendiquées à partir du 16 juillet sur un site du darkweb. Le groupe "Zerobytes" avait alors revendiqué plusieurs cyberattaques visant des sites de l'État et des entreprises.

L'enquête avait été ouverte le 31 juillet par la section cybercriminalité du parquet de Paris, après les premières plaintes, puis confiée à l'Office anti-cybercriminalité. Déjà connu des services de police, le jeune homme avait été mis en examen en juin 2024 puis en janvier 2025 dans deux dossiers d'attaques informatiques commises en 2023 et 2024, alors qu'il était encore mineur. Il était sous contrôle judiciaire dans ces deux affaires.

Déféré et mis en examen depuis le 20 août

Déféré le 20 août, il a été mis en examen "des chefs d'accès et de maintien frauduleux dans un système de traitement automatisé de données (STAD) à caractère personnel en bande organisée, modification frauduleuse, extraction, transmission, reproduction et détention de données contenues dans un STAD à caractère personnel en bande organisée, certains de ces STAD étant mis en œuvre par l'État, participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un délit puni de 10 ans d'emprisonnement, et refus de remettre aux autorités judiciaires ou de mettre en œuvre la convention secrète de déchiffrement d'un moyen de cryptologie".

Selon le parquet, ces infractions sont passibles de dix ans d'emprisonnement et de 300.000 euros d'amende.

Un mineur de 16 ans également interpellé

Outre la DGFIP, le parquet cite parmi les victimes des attaques revendiquées par "Zerobytes" des services de l'Éducation nationale, France Travail, la Fédération française de handball, Intermarché, SFR, Bureau Vallée et Pulsy. Les investigations se poursuivent sous la conduite d'un juge d'instruction pour identifier d'autres personnes impliquées. Un deuxième suspect, mineur de moins de 16 ans, a déjà été interpellé le 26 août puis remis en liberté afin de permettre l'exploitation de son matériel.

Selon le fisc, 678.000 personnes ont été touchées par le piratage de la DGFIP.

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