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Picardie: des surveillants bloquent la prison de Laon après l'agression d'une infirmière

Samedi 15 juin, un détenu a agressé une infirmière de la prison de Laon, dans l'Aisne. Les surveillants y ont organisé un blocage lundi.

Picardie: des surveillants bloquent la prison de Laon après l'agression d'une infirmière(iilustration)
Picardie: des surveillants bloquent la prison de Laon après l'agression d'une infirmière(iilustration) Crédit : GERARD JULIEN / AFP
Thomas Pierre
Thomas Pierre et AFP

Deux jours après l'agression d'une infirmière par un détenu, des surveillants ont bloqué lundi 17 juin les entrées de la prison de Laon, dans l'Aisne, empêchant les intervenants extérieurs d'entrer dans l'établissement. Samedi 15 juin, "un détenu s'est rendu à l'infirmerie de l'établissement et a agressé une infirmière avec un stylo à bille", a affirmé Julien Martin, secrétaire interrégional FO. 

Transportée à l'hôpital, "elle était fortement choquée" et présentait des "plaies légères sur le visage" et "des traces de coups sur le corps". "Une infirmière a été agressée (...) Un détenu lui a tiré les cheveux et elle a reçu un coup de stylo au bras", avait indiqué de son côté la Direction de l'administration pénitentiaire.

Son agresseur, un détenu de 48 ans, "n'est ni radicalisé, ni DPS (détenu particulièrement suivi, ndlr), ni connu pour des faits de violence", selon la DAP.

"Ce blocage est reconductible"

Pour protester contre cette agression, "les surveillants du centre pénitentiaire de Laon ont bloqué la prison lundi" et "ce blocage est reconductible" mardi, a indiqué David Maranca, secrétaire adjoint local de l'Ufap, confirmant une information de France 3. "Nous n'avons laissé entrer aucun visiteur ni intervenant... seules deux infirmières sont entrées", a-t-il ajouté rappelant que les surveillants n'avaient pas le droit de grève.

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"On souhaite ainsi mettre la pression sur la direction, notamment sur les transferts de certains détenus", mais aussi "montrer notre colère car l'agression de samedi aurait pu être évitée", a estimé David Maranca."A 7h, un barrage filtrant a été mis en place pour ne laisser entrer que les personnels pénitentiaires. La prise de service a commencé à s'effectuer avec 15 minutes de retard, de façon progressive, les premiers postes ayant été relevés", a indiqué de son côté la DAP.

Trois ans de prison pour le détenu

Jugé en comparution immédiate, le détenu a été condamné lundi à trois ans de prison dont un an de sursis avec mise à l'épreuve pour "violence n'ayant pas entrainé une ITT supérieure à huit jours", a indiqué le parquet de Laon. L'homme, incarcéré depuis septembre 2018, était "plutôt connu pour faire usage de psychotropes. C'est un profil instable mais pas violent", avait indiqué une source pénitentiaire samedi. Il pouvait espérer sortir de prison à partir de juin 2020.

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