1 min de lecture Paris

Paris : polémique autour d'une pub pour "Sugar Daddy" adressée aux étudiants

Plusieurs plaintes ont été déposées après la découverte d'une publicité qui, selon plusieurs élus, incite à la prostitution.

La page d'accueil du site pour "sugar daddy"
La page d'accueil du site pour "sugar daddy" Crédit : Capture d'écran
Julien Absalon
Julien Absalon
et AFP

L'indignation se déplace de Bruxelles à Paris. La mairie dirigée par Anne Hidalgo a saisi, mercredi 25 octobre, la justice pour demander des poursuites contre les auteurs d'une publicité incitant les "étudiant(e)s" à rencontrer un "Sugar Daddy" ou une "Sugar Mama", autrement dit à entamer une relation plus ou moins amoureuse avec un homme ou une femme fortuné. Cette annonce, ambulante, a été repérée devant une université parisienne. Pour la Ville, il s'agit clairement d'une incitation à la prostitution des jeunes.

"J'ai saisi le procureur de la République et la plateforme de signalement Pharos (qui permet de porter à la connaissance des autorités les contenus ou comportements illicites sur internet, ndlr) pour demander la fermeture" du site concerné, RichMeetBeautiful, a indiqué sur Twitter Hélène Bidard, adjointe PCF chargée de la lutte contre les discriminations.

Pour le président du groupe EELV, David Belliard, ce site "met en relation des personnes aisées avec des étudiant-es en situation de précarité". Il considère ainsi qu'il n'est "rien d'autre qu'un outil incitant à la prostitution et, comme plateforme se rémunérant sur les mises en relations, son rôle se rapproche de celui d'un proxénète".

La FAGE (Fédération des Associations Générales Etudiantes) a également annoncé porter plainte "du chef de proxénétisme", estimant que "cette publicité a pour objet d'attirer les étudiant-es en situation de précarité (...) et de les inciter à accepter de se livrer à des actes sexuels avec des personnes plus âgées". 

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Cette publicité avait déjà défrayé la chronique à Bruxelles, où les auteurs de la publicité avaient usé du même procédé durant le mois de septembre. Pour le PDG du site en question, contacté par le Huff Post, il s'agit d'un "malentendu" lié à la "culture locale".

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