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Marie Dupuis, la mère d'Evaëlle qui s'est suicidée en 2019 après avoir été harcelée
Crédit : Alain JOCARD / AFP
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Un soulagement pour la mère d'Evaëlle. Ce lundi 13 avril, la cour d'appel de Versailles a condamné à un an de prison avec sursis, pour harcèlement scolaire, l'enseignante de français d'Evaëlle, une collégienne de 11 ans qui s'était suicidée en juin 2019. Mme B. ne pourra également plus enseigner. Le parquet avait requis 18 mois de prison avec sursis contre l'enseignante et une interdiction définitive d'enseigner.
Après l'annonce de la condamnation, Marie Dupuis, la maman de la collégienne, a fait part de son soulagement à la presse. "On n'y croyait tellement pas que, même quand elle dit [la condamnation, ndlr], je ne réalisais pas. J'ai regardé Maître Meillet, je lui ai dit : 'Ça veut dire que ça y est, elle est reconnue [coupable, ndlr]'. Oui elle est reconnue [coupable, ndlr] pour Evaëlle, pour Julien, mais elle est reconnue [coupable, ndlr] pour tous les autres enfants parce qu'on a eu des témoignages. Il n'y a pas eu que nos deux enfants qui ont été harcelés"; a-t-elle confié.
Lors du procès en appel en février, l'avocate générale avait requis 18 mois d'emprisonnement avec sursis à l'encontre de la professeure de 63 ans, qui selon elle "a franchi la ligne rouge, humiliant, rabaissant et stigmatisant, pas tous les élèves mais certains élèves qui sont choisis avec soin". Devant la cour d'appel, l'enseignante s'était défendue d'avoir eu un comportement hostile.
Pendant l'enquête, plusieurs élèves de la classe avaient raconté qu'Evaëlle était la cible récurrente de cette enseignante, qui lui faisait "beaucoup de remarques" et "lui criait souvent dessus".
"C'est la première fois qu'un professeur est condamné pour harcèlement scolaire. Il faut savoir qu'aujourd'hui, ce ne sont pas tous les enseignants évidemment qui sont mis en cause, mais que ça signifie que, parfois, il y a des lignes rouges qui sont franchies en termes de violences", a pour sa part commenté Me Delphine Meillet, avocate de la famille d'Evaëlle.
Dans la matinée, juste avant la décision de justice, la mère d'Evaëlle n'avait pas caché son appréhension sur RTL car en première instance, en avril 2025, la professeure avait été relaxée des poursuites pour harcèlement. La présidente du tribunal avait notamment considéré que les éléments à charge étaient "discordants, indirects, peu circonstanciés".
"Nous appréhendons beaucoup. On était peut-être un peu trop confiants en première instance", avait-elle dit au micro de Marc-Olivier Fogiel, évoquant un "coup de théâtre" après la relaxe de l'enseignante de 63 ans. "Je vois cela comme une faute professionnelle", avait-elle déploré avant de demander à ce que le voile soit levé "sur la maltraitance de certains professeurs".
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