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"Ils se mettent à plusieurs, me jettent et me frappent" : le lycéen blessé à la tête par une matraque à Marseille dénonce sur RTL une charge "disproportionnée" des CRS

Un lycéen de 17 ans a été blessé en marge d'un rassemblement de professeurs et d'élèves devant l'établissement Marie-Curie dans le 5e arrondissement de Marseille, mercredi 7 octobre. Il dénonce une charge "disproportionnée" des forces de l'ordre. La préfecture de police évoque "un danger" sur la voie publique.

Le lycée Marie-Curie de Marseille, le 7 octobre 2026.

Crédit : Etienne Baudu / RTL

"Ils nous mettaient des coups de bouclier" : enseignants et élèves dénoncent une intervention des forces de l'ordre devant un lycée de Marseille

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Etienne Baudu & La rédaction numérique de RTL

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Nouveaux heurts en marge du blocage d'un lycée à Marseille. Ce mercredi 7 octobre dans la matinée, un jeune a été pris en charge par les pompiers après avoir été blessé à la tête au cours d'une intervention des CRS devant l'établissement, bloqué par des élèves et des enseignants dans le 5e arrondissement de la cité phocéenne. Si quatre membres des forces de l'ordre ont également été blessés, il annonce qu'il va porter plainte.

Les élèves racontent que des professeurs s'étaient assis sur la chaussée entre eux et les CRS. Mais pour la préfecture de police, les membres de forces de l'ordre ont été visés par des tirs de mortier. Raison pour laquelle ils ont donc répliqué avec du gaz lacrymogène afin de disperser la foule. Une version contredite par le jeune blessé, qui décrit un déchaînement de violence pas initié par les manifestants, au micro de RTL.

"On est arrivé vers 7h, on attendait un peu que les gens arrivent et on a commencé à bloquer, à mettre les poubelles. Vers 8h, plusieurs voitures de flics de la nationale qui sont venus et nous ont dit : 'Vous pouvez faire ce que vous voulez tant que vous ne mettez pas le feu'. Du coup, ils nous ont laissé bloquer. C'était toujours pacifiste", explique-t-il, alors qu'une vidéo montrant le geste circule en ligne.

"Plus tard, plein de CRS sont venus. Du coup, les profs ont formé une chaîne. Ils nous ont protégés et on s'est tous assis. À ce moment-là, [les CRS] ont commencé à nous charger. Ils nous ont mis des coups de bouclier… J'ai commencé à me lever pour reculer, il y en a un qui m'a attrapé, un autre qui est arrivé par derrière et qui me met un coup de matraque dans la tête. Ils se mettent à plusieurs sur moi, ils me jettent par terre et ils me frappent", raconte-t-il, précisant que des gens du lycée ont tiré sur les forces de l'ordre avec des mortiers pour les faire fuir.

Un lycéen auteur des tirs de mortiers a été interpellé

Le coup reçu dans la tête était "très très fort". "Le bruit, il a résonné", ajoute le jeune homme, qui n'a pas senti tous les coups car "un peu sonné". "J'ai six points de suture sur la tête. Franchement, ils sont censés nous protéger... C'est la justice et au final, ils se mettent à nous attaquer. Surtout qu'on est mineurs, on n'est pas vraiment de grands dangers", se désole-t-il sur RTL. "C'est énormément disproportionné, j'espère que ça va vite se calmer, qu'ils vont nous écouter parce qu'on a besoin d'en arriver là".

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"C'était pacifique, on a fait une chaîne humaine. Je me suis fait gazer, je n'ai jamais eu ça de ma vie", a dénoncé Linda, 16 ans, en terminale, auprès de l'AFP. Un autre élève aurait été blessé selon un communiqué des enseignants et des lycéens transmis à BFM et ICI Provence. Un lycéen auteur des tirs de mortiers a été interpellé, selon ces deux médias.


Du gaz lacrymogène et des grenades de désencerclement ont également été tirés, affirment ses auteurs, tandis que la préfecture dément l'utilisation du deuxième type. "Les individus se sont maintenus, y compris sur la voie publique, créant ainsi un danger pour eux-mêmes ainsi que pour tous les usagers. Parmi ces personnes certains avaient le visage dissimulé", indique encore la préfecture de police.
"Les élèves portent des revendications qui sont aussi celles des enseignants pour un vrai service public de l'Education nationale. On manifeste d'une manière tout à fait apaisée, dans le cadre légal et la réponse du mouvement démocratique, c'est une charge de CRS qui est menée sur les personnels, c'est à dire des fonctionnaires de l'État et sur des jeunes gens qui pour l'essentiel sont mineurs", déplore un enseignant du lycée, cité par ICI Provence, alors que lui et ses collègues refusent de reprendre leur travail dans ces conditions.

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