1 min de lecture Abus sexuel

Narbonne : une mineure victime d'agressions sexuelles dans un club d'haltérophilie

La jeune fille avait donné l'alerte il y a plus de deux ans. L'agresseur présumé et le directeur sont désormais face à la justice.

La balance de la Justice (illustration)
La balance de la Justice (illustration) Crédit : PHILIPPE HUGUEN / AFP
Nicolas Bamba

Les prémices de cette sombre affaire remontent à octobre 2013 au club d'haltérophilie Narbonne Haltéro, situé à Narbonne (Aude) comme son nom l'indique. Mais ce n'est que deux ans et demi plus tard, en mars 2016, que la justice a enfin pu se pencher dessus, révèle le quotidien régional L'Indépendant. Une jeune fille âgée de 14 ans au moment des faits déclare avoir fait l'objet dès fin 2013 d'un comportement "pressant", d'attouchements sexuels et de massages déplacés de la part d'un membre encadrant de 34 ans. Le malaise s'est poursuivi en dehors du club car l'individu en question est le beau-père d'une amie de la victime, qui dit avoir été harcelée de SMS.

En février 2014, l'adolescente se confie au directeur du club, mais ce dernier ne donne aucune suite à cette confidence. Ce n'est qu'en mars 2015 que la jeune fille parle de cette situation à ses parents. Elle décide alors de parler à nouveau avec le directeur au cours d'une conversation téléphonique enregistrée par son père. Pour la seconde fois, le responsable reste sans réaction.

L'agresseur présumé a avoué

Début mars 2016, la jeune sportive aborde le sujet avec un employé du service des sports de Narbonne. Ce dernier alerte sa hiérarchie et contacte la police. Le 14 mars, l'adolescente de 17 ans est entendue au commissariat. Les enquêteurs convoquent alors l'agresseur présumé et le directeur, qui sont placés en garde à vue. Après avoir nié les faits dans un premier temps, l'encadrant a finalement tout avoué.

Hier, jeudi 24 mars, les deux individus ont été présentés au parquet et au juge des libertés et de la détention. Ils s'expliqueront devant le tribunal correctionnel le 19 mai prochain : l'encadrant devra répondre de l'accusation d'agressions sexuelles et le président de celle de non-assistance à personne en danger. En attendant, ils ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire avec interdiction d'exercer leurs fonctions au club et d'entrer en contact avec la victime.

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