2 min de lecture Faits divers

Moselle : trente ans de réclusion pour l'assassinat de son beau-père

Un homme a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle pour avoir assassiné son beau-père de 37 coups de couteau.

Le palais de justice de Metz (archives)
Le palais de justice de Metz (archives) Crédit : JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP
Venantia
Venantia Petillault et AFP

Une sombre histoire de vengeance préméditée. Un homme a été condamné dans la nuit de vendredi 24 à samedi 25 janvier, à 30 ans de réclusion criminelle, à Metz, pour avoir poignardé à mort son beau-père octogénaire qu'il haïssait, après avoir régulièrement menacé de le tuer, en juin 2017 en Moselle.

L'avocat général avait requis la réclusion criminelle à perpétuité à l'encontre d'Alain Rosini, âgé de 67 ans, rappelant "la préméditation" de son acte. Le magistrat a aussi pointé la "volonté" de l'accusé de "salir la mémoire de la victime et de faire mal à la famille".

L'homme, jugé depuis mercredi par la cour d'assises de Moselle pour assassinat, n'a exprimé aucun remord. "J'étais déterminé à le tuer (...) Je me suis acharné jusqu'à ne plus entendre son cœur", a-t-il reconnu à l'audience. 

Le 12 juin 2017, à la mi-journée, il s'était rendu au domicile de son beau-père, François Pifflinger, un veuf de 81 ans, à Montigny-lès-Metz. Il avait menacé avec un couteau une de ses nièces qui s'y trouvait, puis était monté à l'étage, où l'octogénaire s'était réfugié. Là, il avait asséné 37 coups de couteau à son beau-père, avec qui il était en conflit depuis les années 1970. 

"Il m'a toujours gâché la vie"

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Après les faits, alors que des membres de la famille étaient regroupés devant la maison avec les forces de l'ordre, Alain Rosini, maculé de sang, avait lâché depuis un balcon : "Il m'a toujours gâché la vie". L'accusé avait à plusieurs reprises fait part de son intention de tuer son beau-père et ce dernier avait déposé plainte pour "menaces de mort et violences", notamment en 2016. Alain Rosini avait interdiction de se présenter au domicile de l'octogénaire.

Leur conflit avait débuté dans les années 1970, quand Alain Rosini, qui travaillait pour l'entreprise de couverture de toit Pifflinger, s'était installé à son compte et avait épousé une des filles de son patron, Françoise. Un litige financier dans les années 1990 avait accentué leur antagonisme. Alain Rosini s'était montré violent plusieurs fois envers sa femme, notamment le jour des faits.

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