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Mort du petit Loan : la famille, "lieu le plus violent de la société", dit une psychologue

INVITÉ RTL - Pour Sophie Marinopoulos, la mort du petit Loan, quatre mois, sous les coups de son père, est le signe d'une "carence affective" des parents qui se sont enfermés dans leur propre "affabulation" pour fuir la réalité.

Sophie Marinopoulos, invitée de RTL, 2 septembre 2014
Sophie Marinopoulos, invitée de RTL, 2 septembre 2014 Crédit : RTL.fr / Paul Guyonnet
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Yves Calvi Journaliste RTL

Ses parents avaient prétendu qu'il avait été enlevé dans un parc. Le corps du petit Loan, quatre mois, a finalement été retrouvé près d'un plan d'eau. Il est mort sous les coups, ce qui témoigne de la situation de "carence affective" des parents, selon la psychologue Sophie Marinopoulos, selon qui "la famille est le lieu le plus violent de la société française".

"Le mode relationnel n'est pas celui des mots, mais des coups, signe d'une carence affective", explique-t-elle. On voit qu'aujourd'hui on a un nouveau défi sanitaire à relever, qui est celui de notre santé relationnelle, c'est-à-dire notre capacité à vivre en harmonie avec un autre que soi", poursuit-elle, citant le chiffre inquiétant de deux enfants qui décèdent chaque jour sous les coups d'un membre de la famille. 

Défaillance de la société

"Personne n'a oublié Fiona, ni le bébé abandonné sur la plage (à Berck)", rappelle-t-elle. À chaque fois, la dissimulation et le mensonge des parents choquaient. "C'est là que le fait divers fait son entrée dans l'espace public, parce que ça nous choque", analyse la psychologue.

Dans le cas des parents du petit Loan, ils avaient été jusqu'à se promener pendant plusieurs jours avec une poupée pour dissimuler la disparition de leur fils. "Pour nous tous, un bébé est une personne vulnérable. Mais avaient-ils conscience que c'était un bébé, demande Sophie Marinopoulos ? Il a été remplacé par un bébé de plastique et mis dans un sac plastique (...), à un moment, ce n'est plus un bébé", analyse-t-elle, décrivant les mécanismes psychologiques à l'oeuvre chez les parents comme un "dysfonctionnement affectif et pathologique".

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Pour la spécialiste, "ce n'est pas une défaillance de nos services sociaux". "Soyons courageux, poursuit-elle : nous sommes défaillants dans l'aide que nous apportons aux parents". Certains, incapables de gérer le fait d'avoir un enfant, finissent par ne plus le considérer comme tel mais comme "un agresseur", explique-t-elle.

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Sophie Marinopoulos : "La famille est le lieu le plus violent de notre société" Crédit Média : Yves Calvi | Durée : | Date :
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