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Mort de Rémi Fraisse : le père se dit "abasourdi" face à un possible non-lieu

INVITÉ RTL - Jean-Pierre Fraisse s'insurge contre les "mensonges" des gendarmes dans cette enquête qui n'a pas débouché sur la moindre mise en examen, deux ans après la mort du jeune manifestant.

Rassemblement en mémoire de Rémi Fraisse, jeune opposant au barrage de Sivens, le 2 novembre 2014 sur le site du projet de construction, dans le Tarn
Rassemblement en mémoire de Rémi Fraisse, jeune opposant au barrage de Sivens, le 2 novembre 2014 sur le site du projet de construction, dans le Tarn
Crédit : AFP / KENZO TRIBOUILLARD
Mort de Rémi Fraisse : le père se dit "abasourdi" face à un possible non-lieu
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Mort de Rémi Fraisse : le père craint un non-lieu et dépose deux plaintes
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Julien Absalon
Julien Absalon

Jean-Pierre Fraisse réclame justice. L'instruction sur la mort de son fils Rémi âgé de 21 ans, tué le 26 octobre 2014 lors d'une manifestation sur le site du barrage de Sivens (Tarn), étant désormais terminée, le parquet dispose maintenant de trois mois pour rendre son réquisitoire. Mais le père craint désormais un non-lieu dans cette affaire sensible, car les magistrats doivent déterminer si le drame a été causé par l'explosion d'une grenade tirée par un gendarme. "Cela nous paraît complètement hallucinant, vu qu'il y a mort d'homme. Nous sommes abasourdis par cette éventualité", dénonce-t-il, mercredi 18 janvier, au micro de RTL.

Face à cette possibilité, deux plaintes ont été déposées. L'une vise directement trois gendarmes, l'auteur du tir de la grenade et ses supérieurs hiérarchiques, pour faux témoignage. "Au cours des auditions, il y a eu des contradictions flagrantes. Pour nous, ce sont des mensonges", dit Jean-Pierre Fraisse, qui a aussi décidé de porter plainte pour homicide involontaire contre l'ex-préfet de région Thierry Gentilhomme et son directeur de cabinet de l'époque, Yves Mathis, en raison de leur "consignes" données ce jour-là. "Il (l'ancien préfet, ndlr) a complètement sous-estimé les risques", ajoute le père de Rémi Fraisse.

Depuis le début de l'enquête, aucune mise en examen n'a été prononcée et le gendarme mis en cause pour le lancer de grenade a été blanchi par sa direction. "Cela fait deux ans que nous allons de déception en déception. Tous les compléments d'enquête demandés par nos avocats aux juges ont été refusés. (...) On nous a même refusé de faire une constitution sur le terrain", s'agace Jean-Pierre Fraisse, considérant que son fils a été "assassiné".

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