2 min de lecture Bourges

Mort de la petite Hyana : 15 ans requis contre la mère, 30 ans contre son compagnon

Le parquet a requis lundi 30 ans de prison à l'encontre de Hamza Boussalmi, accusé d'être à l'origine de la mort de la petite Hyana en janvier 2018, et 15 ans contre la mère de l'enfant pour complicité.

Noémie Poman, mère de la petite Hyana, morte en janvier 201
Noémie Poman, mère de la petite Hyana, morte en janvier 201 Crédit : Guillaume SOUVANT / AFP
William Vuillez
William Vuillez
et AFP

Trois ans après la mort de la petite Hyana en janvier 2018, le parquet a requis lundi 15 ans de prison contre la mère de l'enfant Noémie Poman pour complicité et 30 ans contre son compagnon Hamza Boussalmi, "un homme dangereux pour la société", accusé d'être à l'origine de la mort.

Reprenant les mots de l'expert, l'avocate générale Marie-Pierre Viret a décrit la "personnalité psychopathique" du compagnon violent, évoquant un individu "hors norme et problématique d'un point de vue sociétal". Elle a ensuite appuyé sa lourde réquisition sur le témoignage du médecin légiste. Cette dernière avait évalué à sept, sur une échelle de sept, les souffrances de l'enfant

La petite victime souffrait en effet de 32 lésions, dont 14 morsures, une brûlure et des fractures aux poignets, avant-bras, mains et doigts. L'avocat du principal accusé n'a jamais cherché à éluder la responsabilité de son client. "Il est coupable de violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, c'est évident", a estimé Me Georges Parastatis.

La mère, un "monstre d'égoïsme"

Pour l'avocate générale, la complicité de la mère ne fait guère de doute. "Elle est complice quand elle décide de ne plus scolariser sa fille pour ne pas que les violences soit constatées", a-t-elle estimé. La magistrate a dépeint un "monstre d'égoïsme", qui a tout mis en oeuvre pour protéger son compagnon, en faisant notamment échouer l'ordonnance de placement prononcée pour protéger Hyana quelques mois avant le drame.

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"Hyana a fait face à deux adultes : un qui la torture, un qui la maintient à disposition de son bourreau", a-t-elle résumé. "Elle a préféré Hamza à ses enfants". 

Déposée dans le coma à l'hôpital

Le 30 décembre 2017, la fillette avait été déposée dans le coma à l'hôpital de Bourges, par sa mère, sous un faux nom. Cette dernière avait ensuite pris la fuite avec son compagnon. L'enfant, "qui présentait de multiples ecchymoses, ainsi que des traces de morsure, de brûlures et un hématome sous-dural compressif", selon les termes du procureur de la République de Bourges en 2018, est décédée une quinzaine de jours plus tard, après avoir été transférée à l'hôpital de Tours. Elle avait six ans.

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